L’Ordre veut construire un modèle démographique prévisionnel

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Publié le 24 novembre 2016
Par Magali Clausener
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Lors de la 29e Journée de l’Ordre, le 21 novembre, Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens a présenté les travaux effectués dans l’objectif de construire de nouvelles projections démographiques prévisionnelles. Il s’agit de mesurer l’écart entre l’offre (nombre de diplômés de pharmacie, inscriptions à l’Ordre, numerus clausus…) et les besoins de la profession. Un exercice plus difficile que prévu, compte tenu de nombreuses incertitudes (orientation des étudiants dans les différentes filières, organisation des études, ordonnance à venir sur le réseau, élections présidentielles). « Aujourd’hui, nous n’avons pas un modèle assez “solide”. J’ai donc demandé au trésorier de l’Ordre un financement afin d’employer des sociétés spécialisées pour construire un modèle », a indiqué Isabelle Adenot.

Moins de fermetures en 2016

En attendant, l’Ordre a fourni plusieurs chiffres sur le réseau officinal. Ainsi, sur les 9 premiers mois de 2016, on enregistre en métropole 140 fermetures d’officine, contre 181 en 2015 (sur 12 mois). « Il n’y a pas de forte accélération du nombre de fermetures », estime Isabelle Adenot. Et d’observer que 55 % de ces fermetures ont lieu dans les grandes villes et 14 % dans les communes de moins de 2 500 habitants. Ces fermetures touchent particulièrement le Centre, la Franche-Comté, la Bretagne, Poitou-Charentes et les Pays de la Loire. Isabelle Adenot a aussi mis en avant qu’en 2016, 48 % des officines ont été rachetées par des pharmaciens de moins de 37 ans. Le nombre de jeunes pharmaciens qui acquièrent une officine a ainsi augmenté de 2,3 % par rapport à 2015. Les jeunes titulaires s’installent en Champagne-Ardenne, Rhône-Alpes, Picardie, Limousin et Aquitaine. Les prix, plus faibles en zone rurale, expliquent en grande partie ces choix. 

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