Politique du médicament : le Leem réclame plus que jamais une vision à 5 ans

© Le Leem déplore que le médicament soit la vraible d’ajustement des PLFSS - DR

Politique du médicament : le Leem réclame plus que jamais une vision à 5 ans

Publié le 13 décembre 2016
Par Magali Clausener
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Ce lundi 12 décembre, le Leem (Les entreprises du médicament) a fait le point sur sa plate-forme de propositions en vue des élections présidentielles de 2017.

Les mesures demandées par Patrick Errard, président du Leem, sont identiques à celles que l’organisme réclame depuis plusieurs années : une vision à long terme et non « court-termiste » comme l’impose chaque année la loi de financement de la sécurité sociale, une « régulation incitative » et non une régulation « de nature punitive », un environnement administratif simplifié et stabilisé, une évaluation des innovations prenant en compte les gains d’efficience sur le système de santé.

Le président du Leem a observé que le médicament était toujours « la variable d’ajustement » des projets de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) : « Sur les 10 milliards d’euros d’économies demandés sur ces cinq dernières années, 5 milliards sont demandés au médicament ». Au sujet du PLFSS pour 2017, qui vient d’être adopté, il a souligné l’inquiétude du Leem sur l’article 98 qui permet au Comité économique des produits de santé (CEPS) de décider unilatéralement des prix ou des baisses de prix des médicaments.

« C’est contradictoire avec l’accord-cadre signé entre le Leem et le CEPS. Nous sommes attachés à la politique conventionnelle, a-t-il déclaré. Il faut une politique de prix et une politique de financement équilibrées. »

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