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© Présidentielle : L’UNAPL propose ses idées aux candidats - Olivier Renoust
Présidentielle : les professions libérales proposent leurs idées aux candidats
Le 16 février 2017, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a présenté ses cinq priorités pour le prochain quinquennat. « Plus d’un quart des entreprises françaises sont des entreprises libérales, or elles sont presque totalement absentes du débat politique, nous souhaitons que cela change », déclare Michel Chassang, président de l’UNAPL.
Favoriser le développement des entreprises libérales
Parmi ses cinq priorités, l’UNAPL souhaite favoriser le développement des entreprises libérales. Michel Chassang propose de simplifier au maximum la gestion et le droit du travail. « Une PME libérale n’a pas de service des ressources humaines et de service paie; les récentes réformes (prélèvement à la source, compte pénibilité, adaptation du droit par un accord d’entreprise) rendent la gestion de l’entreprise très compliquée ». Le président ajoute qu’ « en France les règles sont rédigées sur le modèle des plus grosses entreprises, alors que le nombre de TPE est plus important, il serait logique de faire l’inverse. »
L’UNAPL propose donc aux candidats de tenir compte de la majorité des entreprises, en construisant la norme sociale sur le modèle des TPE-PME, puis de l’adapter aux grandes entreprises.
Garantir une fiscalité équitable pour tous
Autre cheval de bataille de l’UNAPL : garantir une fiscalité équitable pour tous. Face à la réduction programmée de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28 %, l’UNAPL demande une baisse proportionnelle pour les professionnels libéraux soumis majoritairement à l’impôt sur le revenu (IR). Elle demande également le remplacement du prélèvement à la source par une généralisation de la mensualisation. « C’est une bonne chose que le contribuable paie des impôts sur les sommes qu’il perçoit dans l’année et non plus sur celles perçues l’année d’avant, mais pourquoi l’entreprise doit-elle jouer un rôle ? », s’étonne Michel Chassang.
Enfin, l’UNAPL veut voir rétablir la provision pour risque prud’homal – elle permettait de réserver une somme d’argent au paiement d’indemnités NdlR – prévue initialement dans la loi El’Khomri mais censurée par le Conseil constitutionnel pour des raisons de forme.
Renforcer la protection sociale
Le dernier point défendu par les professionnels libéraux est le renforcement de la protection sociale.
Alors que certains se positionnent en faveur de la suppression du régime social des indépendants (RSI), l’UNAPL n’est pas favorable à ce projet, même si elle admet que des progrès doivent encore être réalisés. « Il n’y a pas de prestations sans cotisations et l’UNAPL est attachée au modèle social français. Les médecins de secteur II ont le choix de leur régime; à 95 % ils ont choisi le RSI. C’est donc un régime qui répond à un besoin », déclare le président de l’UNAPL. « Il ne faut pas faire croire que la suppression du RSI n’aura pas un coût », ajoute-t-il.
Dans les prochains jours, l’UNAPL et ses adhérents ( FSPF et UNPF pour la branche officine) rencontreront les candidats François Fillon, Emmanuel Macron, Benoit Hamon, Jean-luc Mélenchon, et Marine Le Pen pour échanger sur toutes ces propositions.
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