- Accueil ›
- Conseils ›
- Pathologies ›
- Encéphalite à tiques : l’Anses recommande une surveillance renforcée
© Getty Images/iStockphoto
Encéphalite à tiques : l’Anses recommande une surveillance renforcée
Dans son rapport publié en juin dernier, l’Anses détaille pêle-mêle l’impact économique, une nouvelle voie de transmission et des recommandations de surveillance renforcée en France pour l’encéphalite à tiques.
L’encéphalite à tiques est une infection virale transmise principalement à l’homme par une piqûre de tique infectée du genre Ixodes. Dans certains cas plus rares, la maladie peut également se transmettre par voie alimentaire. Si la majorité des infections passent inaperçues, environ 10 à 30 % des personnes infectées développent des symptômes pseudo-grippaux, et parmi elles, jusqu’à 40 % peuvent souffrir de complications neurologiques graves telles que des méningites pouvant entraîner des séquelles à long terme, indique le rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Bien que peu fréquente en France, l’encéphalite à tiques suscite une attention croissante des autorités sanitaires.
Un impact économique non négligeable
Dans son rapport d’analyse des risques publié en juin 2025, l’Anses a évalué pour la première fois le coût annuel de l’encéphalite à tiques en France à 3 millions d’euros. Cette estimation prend en compte l’ensemble des coûts liés à la prise en charge médicale des patients, ainsi que les pertes de revenus ou la dégradation de la qualité de vie chez les personnes atteintes de séquelles invalidantes.
Une nouvelle voie de transmission confirmée
Longtemps considérée comme uniquement transmise par les tiques, l’encéphalite à tiques a révélé un nouveau mode de contamination en 2020, avec l’identification en France de cas humains liés à la consommation de produits laitiers à base de lait cru, en particulier de lait de chèvre. Ce mode de transmission alimentaire, déjà connu dans d’autres pays européens, n’avait encore jamais été observé en France. Cette découverte a conduit à une révision des protocoles de surveillance et de prévention.
Des professionnels plus exposés que la moyenne
L’analyse de l’Anses a également permis d’identifier des groupes professionnels à risque élevé, en raison de leur exposition fréquente aux milieux naturels propices aux tiques. Les éleveurs et travailleurs forestiers présentent un risque d’infection 13 fois supérieur à celui de la population générale. Cette donnée renforce l’intérêt de stratégies de prévention ciblées, notamment la vaccination, pour ces catégories de population particulièrement vulnérables.
Une stratégie de surveillance à repenser
Pour mieux anticiper les risques et ne plus se limiter à une surveillance basée uniquement sur les cas humains – souvent trop tardifs -, l’Anses recommande de renforcer la stratégie de détection du virus. Cela passe par l’intégration d’animaux sentinelles, qu’ils soient domestiques (chèvres, vaches) ou sauvages (chevreuils), mais aussi par une surveillance active des produits laitiers et des tiques elles-mêmes. Ces indicateurs précoces permettraient d’intervenir plus rapidement pour prévenir la diffusion du virus et réduire le risque pour la population.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
