Mayotte lance une campagne de vaccination ciblée contre le chikungunya

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Mayotte lance une campagne de vaccination ciblée contre le chikungunya

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Publié le 28 mai 2025
Par Mathilde Combel
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Face à une menace épidémique grandissante, Mayotte se mobilise contre le chikungunya avec une campagne de vaccination ciblant les 18-64 ans à risque. Coordonné par l’ARS, le déploiement est prévu dans divers lieux de soins, notamment les pharmacies.

Depuis mars 2025, la détection de cas autochtones de chikungunya à Mayotte inquiète les autorités sanitaires. Dans un contexte épidémique à La Réunion et après le passage du cyclone Chido, les conditions sont réunies pour une propagation rapide de la maladie. Un arrêté du 27 mai 2025 renforce le dispositif de prévention par la vaccination des personnes les plus vulnérables.

Une réponse urgente à une menace sanitaire

La circulation du chikungunya à Mayotte, conjuguée à un faible niveau d’immunité de la population et à une recrudescence des moustiques vecteurs dans un environnement post-cyclonique, augmente fortement le risque épidémique. Déjà fragilisé, le système de santé mahorais pourrait être saturé dans les semaines à venir. Face à ce danger, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte a été chargé d’organiser une campagne de vaccination ciblée.

Une campagne ciblée

La vaccination contre le chikungunya s’adresse donc aux personnes âgées de 18 à 64 ans présentant au moins une comorbidité, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé.

Elle sera déployée dans les lieux désignés par l’ARS, mais aussi dans les cabinets de santé et les officines. Les pharmaciens formés à la vaccination pourront administrer le vaccin. L’acte, facturé 7,88 € TTC, avec prescription préalable du vaccin, sera intégralement pris en charge par l’Assurance maladie.

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Un dispositif adaptable et évolutif

Cette campagne prend en compte les dernières réévaluations du vaccin de la Haute Autorité de santé, notamment à la suite des effets indésirables graves observés avec Ixchiq à La Réunion. À Mayotte, le dispositif sera amené à évoluer en fonction des données de terrain l’objectif étant de protéger les publics les plus à risque dans un contexte sanitaire déjà tendu.