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© Le financement et ses indicateurs - Pixabay
Financement du système de soins : les tarifs des produits de santé en question
Le 29 janvier, le rapport sur la réforme des modes de financement et de régulation, dit « Aubert », a été remis à Agnès Buzyn. La « task-force » propose que le financement du système de santé s’oriente vers un modèle de paiement combiné. Ces recommandations visent avant tout les établissements de santé. Mais les soins de ville sont aussi ciblés, en particulier les médecins et les infirmiers.
Le rapport « Aubert » prône un paiement au suivi des pathologies chroniques avec la mise en place en ville des forfaits de prise en charge comme ceux actés par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2019 pour les patients diabétiques et les insuffisants rénaux à l’hôpital. « Ainsi, pour le médecin généraliste, pour l’infirmière libérale, un forfait de prise en charge globale des patients pourra se substituer au paiement des actes actuellement réalisés pour le suivi de certaines pathologies chroniques. Il permettra de mettre en place un suivi à long terme du patient », explique la task-force. Et de préciser : « Ces forfaits pourraient, à plus long terme, éventuellement être étendus à plusieurs professionnels coordonnés entre eux et entre la médecine de ville et l’hôpital, en fonction des retours du dispositif d’expérimentation de l’article 51 sur les paiements groupés ». Concrètement, un tel paiement n’est pas pour demain.
Et les pharmaciens ? Le rapport n’en parle pas. En revanche, il aborde le sujet des médicaments et des dispositifs médicaux. Dans le chapitre consacré aux produits de santé, il est proposé « de développer l’utilisation d’indicateurs précis de prescription, pour chaque professionnel de santé et pour chaque établissement » avec l’objectif que « chaque acteur puisse connaitre régulièrement son utilisation des médicaments génériques et biosimilaires, et comparer ses résultats à ceux des autres professionnels qui ont des patients comparables ». Autre proposition : la mise en place d’indicateurs plus ciblés sur la pertinence des prescriptions (par exemple d’antibiotiques ou de génériques) des professionnels de santé. « Outre ces éléments chiffrés, des recommandations personnalisées devraient permettre en continu, pour chaque praticien, de savoir comment il pourrait rendre sa prescription plus efficace. Toutes ces données pourraient alors faire l’objet d’une rémunération spécifique pour les professionnels qui ont les prescriptions les plus pertinentes, ou qui changent leur pratique pour s’en rapprocher », précise la task-force.
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