Economie de l’Assurance maladie : pansements, diabète, biosimilaires et TROD au menu

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Economie de l’Assurance maladie : pansements, diabète, biosimilaires et TROD au menu

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Publié le 27 juin 2019
Par Magali Clausener
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Invité des Contrepoints de la Santé ce matin du 27 juin, Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie, a évoqué le rapport Produits et charges (rapport de l’Assurance maladie comprenant une analyse et des propositions concrètes pour améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses) examiné aujourd’hui et voté mardi prochain. Outre les dépenses de soins et les propositions d’économies, ce rapport traite d’autres sujets comme l’a détaillé Nicolas Revel : « Cette année, on va creuser et faire des propositions un peu fines sur certains sujets, par exemple sur la durée de prescription de dispositifs tels les pansements à la sortie de l’hôpital. On observe aujourd’hui, quand on se rend au domicile de patients, des quantités phénoménales de pansements qui ont été délivrés par certains acteurs qui ne sont pas des pharmaciens », expliqué le directeur général. L’observance fait aussi l’objet d’un « très gros chapitre » : « Nous avons travaillé avec un groupe d’acteurs et d’experts, notamment la Fédération française des diabétiques. On a fait une enquête, un sondage auprès d’un certain nombre de patients atteints de pathologies chroniques, et on regarde ce qu’il en est sur les pompes à insuline et sur le FreeStyle Libre où on documente des problèmes d’observance qu’on essaie de comprendre et d’objectiver ».

Autre point abordé dans le rapport : le développement des biosimilaires. « On souhaite l’accompagner plus fortement en proposant une forme d’intéressement économique pour un certain nombre de spécialités qui sont aujourd’hui autorisées à prescrire certains biosimilaires. Cet intéressement a été mis en place dans les établissements de santé et on souhaite le généraliser en ville. Ce n’est pas de la ROSP mais un intéressement ciblé sur du switch », a révélé Nicolas Revel en soulignant que « c’est tout à fait nouveau ».

Le rapport traite de nouveau le sujet des antibiotiques « avec la perspective l’année prochaine de franchir un pas avec la possibilité donnée aux pharmaciens d’effectuer des TROD », a expliqué Nicolas Revel. Enfin, le rapport comprend un focus sur les IPP « pour redire à quel point on est dans une atypie française pour le recours à ces médicaments », a conclu le directeur général.

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