Dépenses de santé : stabilité pour les médicaments

© Des dépenses maîtrisées - Pixabay

Dépenses de santé : stabilité pour les médicaments

Publié le 10 septembre 2019
Par Magali Clausener
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Ce 10 septembre, la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) a présenté les comptes de la santé en 2018. Juste avant d’en faire part à la Commission des comptes da la sécurité sociale qui se déroulait aussi le même jour. En 2018, la consommation de soins et de biens médicaux s’est élevée à 203,5 milliards d’euros (3 037 € par habitant), soit 8,6 % du PIB. Les soins hospitaliers (publics et privés) représentent 46 % de ces dépenses, contre 27 % pour les soins de ville et 16 % pour les médicaments délivrés en ville. Mais, bonne nouvelle, le ralentissement des dépenses de santé se confirme cette année avec +1,5 % d’augmentation, contre +1,7 % en 2017.

Ce ralentissement s’explique par une baisse des volumes de soins et biens médicaux consommés, en premier dans le secteur hospitalier. Contrairement aux soins de ville qui représentent le premier facteur de croissance des dépenses. Quant aux médicaments (remboursables et non remboursables), l’effet volume est annulé par l’effet prix. En clair, si les volumes ont augmenté, les prix ont diminué de manière générale. Ce qui compense aussi l’arrivée onéreuse sur le marché de médicaments innovants. De fait, la valeur de la consommation des médicaments reste stable depuis 2016.

Quant au reste à charge (RAC) des patients, il s’élève à 7 %, soit 241 € par personne, la Sécurité sociale prenant en charge 78,1 % des dépenses et les mutuelles 13,4 % (Etat et CMU-C : 1,5 %). Cependant, le RAC est contrasté selon les postes : 86 € pour les soins de ville et 61 € pour les médicaments, sachant que ce chiffre prend également en compte les médicaments OTC, l’homéopathie et les médicaments non présentés au remboursement. 

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