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Plan urgences : la profession plus ou moins satisfaite
Présenté par Agnès Buzyn le 9 septembre 2019, le Pacte de refondation des urgences comprend 12 grandes mesures dont 2 qui concernent directement les pharmaciens d’officine : la généralisation du pharmacien correspondant et la dispensation sous protocole. Ces deux dispositions figurent déjà dans la loi de Santé du 24 juillet 2019. « C’est un coup d’accélérateur qui est donné, juge Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). La loi de santé a préparé le terrain et là, cela devient une évidence, le temps médical étant de plus en plus rare. L’USPO est satisfaite. Nous sommes à l’heure des solutions qui doivent être pragmatiques. » Gilles Bonnefond pense aussi que l’autorisation de protocoles par la Haute Autorité de santé d’ici la fin 2019 est tout à fait jouable.
Du côté de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), le discours est plus nuancé : « Je ne peux pas être satisfait tant que je n’ai pas le détail. C’est une annonce, mais il y a du pain sur la planche. Les pouvoirs publics doivent travailler avec nous », explique Philippe Besset, président du syndicat. Il estime aussi que, dans le cadre de la permanence des soins (dimanche, jours fériés et nuit) la rémunération du pharmacien devra être prise en compte : « Je ne vois pas un pharmacien se lever en pleine nuit pour délivrer un médicament pour une infection urinaire sans être rémunéré. Outre le prix de la consultation, un médecin perçoit 35 € de majoration de déplacement. Nous voulons aussi des honoraires. ». Philippe Besset va encore plus loin : « Il faudra un avenant conventionnel pour les soins non programmés. La dispensation sous protocole doit être rémunérée. Nous avons transféré une partie de la marge en honoraires à l’ordonnance. Or, dans le cas de la dispensation sous protocole, nous n’aurons pas d’ordonnance ». De fait, alors que toutes les mesures du Pacte sont chiffrées, celles concernant les pharmaciens ne le sont pas…
Quant aux étudiants en pharmacie, ils sont tout à fait partants. « L’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie de France) se réjouit que le pharmacien ait une place importante dans le Plan pour les urgences, déclare Marina Couvé, vice-présidente de l’ANEPF en charge des perspectives professionnelles. Nous espérons maintenant une mise en œuvre rapide. »
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