Future licence des préparateurs : la profession y est favorable, sauf les adjoints !

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Future licence des préparateurs : la profession y est favorable, sauf les adjoints !

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Publié le 13 mars 2024
Par Annabelle Alix
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Le projet d’une année de formation de grade licence, optionnelle, pour les préparateurs en pharmacie officinale (PPO) finira-t-il par se concrétiser ? Dimanche 10 mars, sur le salon PharmagoraPlus, lors d’un débat animé par Christine Julien, rédactrice en chef du mensuel professionnel Porphyre, les acteurs de la branche et Vincent Lisowski, président de la conférence des doyens d’universités de pharmacie, ont réaffirmé leur intérêt pour ce projet et détaillé son contenu.

Le président de l’Association nationale des préparateurs/techniciens en pharmacie (Anprep), Damien Chamballon, a dévoilé les premiers résultats d’un sondage réalisé auprès des officinaux (1), au sujet du préparateur de demain. 82 % des répondants – préparateurs en pharmacie d’officine (PPO), apprentis, titulaires, adjoints confondus – jugent qu’un préparateur mieux formé serait un atout pour l’équipe, et tous voient l’intérêt d’une montée en compétences sur le matériel médical, la santé publique, la conciliation médicamenteuse, la gestion, le travail collaboratif et l’accompagnement.

En revanche, une majorité d’adjoints (64 %) sont défavorables à l’idée d’une plus grande autonomie des PPO. Idem pour 40 % des titulaires qui évoquent la crainte de voir apparaître des tensions dans l’équipe, un risque de confusion avec le rôle de l’adjoint et des inégalités ressenties entre deux niveaux de diplômes pour un même métier. Enfin, si la licence était déjà ouverte, les trois quarts des préparateurs en pharmacie d’officine (PPO) sondés ont affirmé qu’ils envisageraient de suivre l’année de grade licence.

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