Confinement : Jour 1 dans des pharmacies parisiennes

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Confinement : Jour 1 dans des pharmacies parisiennes

Publié le 18 mars 2020
Par Magali Clausener
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17 mars 2020. Premier jour de confinement. Dans le 17e arrondissement de Paris, près de la place des Ternes, les rues sont désertes. Il est 18h et les voitures sont rares dans les grandes avenues qui mènent à la place de l’Etoile. Les passants sont aussi très peu nombreux et évitent de se croiser à moins d’un mètre. La titulaire d’une pharmacie rue Poncelet passe l’aspirateur, masque sur le visage. Elle va bientôt fermer l’officine. « Nous avons eu beaucoup de monde lundi et mardi matin. Mais à partir de 13 h, il y a eu un coup d’arrêt », explique-t-elle. Même constat dans quatre autres pharmacies du quartier. « A partir de 13h-13h30, nous n’avons plus eu personne ou presque », abonde une pharmacienne avenue de Wagram. 

Un changement brutal après le rush des jours précédents. « Mardi matin, nous étions sans cesse obligés de demander aux gens de se tenir à distance, malgré les parcours que nous avons marqués au sol pour éviter qu’ils ne se croisent de trop près. A la fin, nous avons décidé qu’il n’y aurait que 4 personnes en même temps dans la pharmacie », relate une pharmacienne. Les Parisiens se sont en effet précipités pour acheter en quantité du paracétamol, de la vitamine C et des huiles essentielles immuno-stimulantes. « Nous ne sommes pas en rupture de paracétamol, mais à un moment donné j’ai limité la vente à 5 boîtes par personne », commente d’ailleurs une officinale.

Comment va se passer les prochains jours ? « On dirait la fin du monde », observe une pharmacienne. Face à cette chute vertigineuse de leur activité, les titulaires de ces cinq officines envisagent de modifier leurs horaires d’ouverture, notamment le soir. « Nous allons sûrement fermer à 19h au lieu de 20h, et même le midi pendant une heure », précise une titulaire d’une pharmacie boulevard de Courcelles. « Nous sommes exténués », résume une jeune pharmacienne de la rue de Courcelles, les traits tirés derrière son masque.

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