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© L’obligation du port de masque dans les espaces clos n’a pas suscité une ruée dans les officines
Port du masque obligatoire : ce n’est pas la ruée dans les officines
Depuis lundi dernier, le port d’un masque est obligatoire dans l’ensemble des espaces clos. Quelle a été la conséquence de cette mesure sur les ventes en officine ? Dans son quartier commerçant en bord de Garonne, à Bordeaux, François Chassaigne constate des ventes à l’unité de masques chirurgicaux achetés en dépannage lorsqu’il s’agit d’entrer dans un commerce. Dans cette pharmacie qui ne mise pas sur l’attrait des prix, peu de masques avaient été vendus après le déconfinement.
Dans les Alpes-Maritimes, à Nice, le pharmacien de quartier Raphaël Gigliotti ne relève pas non plus une forte hausse des ventes. « Cela n’a plus rien à voir avec la période où les masques sont arrivés et les clients les achetaient par boîtes de 50 pour être certains d’en avoir », témoigne-t-il. Approvisionné par un importateur, le titulaire a constaté une hausse de son prix d’achat de 0,1 à 0,15 euro en quelques heures dès l’annonce du port obligatoire. Le prix de vente à Nice oscille entre 30 et 40 euros la boîte de 50 masques chirurgicaux.
Dans les centres commerciaux, des ventes supplémentaires peuvent être enregistrées depuis le début de la semaine. Mais de nombreuses galeries marchandes, comme le Centre commercial Val d’Europe en Seine-et-Marne, imposaient déjà le port du masque en leur sein.
« Il y a une dizaine de jours, lorsque cette mesure a été annoncée, nous avons constaté une commande un peu plus importante de la part des officines », indique Alain Grollaud, à la tête de la chambre syndicale des groupements Federgy. Deux éléments vont influer, selon lui, les ventes en officine. « Près de 40 millions de masques issus du stock d’Etat vont être envoyés aux personnes les plus modestes par la Poste. Nous aurions préféré que l’on fasse appel aux officines, qui ont encore du stock, pour les mettre à disposition avec prise en charge de l’Assurance maladie, tel que cela avait été envisagé », explique-t-il. Par ailleurs, selon Alain Grollaud, il faut s’attendre à ce que les masques importés soient achetés, et donc vendus, moins chers à la rentrée.
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