Corse : on ne paie pas plus au soleil

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Publié le 19 septembre 2020
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L’île de Beauté se distingue par bien des aspects du continent, mais pas par ses transactions de pharmacies. Si ce n’est, peut-être, par ses faibles volumes de mutations de pharmacies. Ainsi, quelques transactions atypiques ou décalées dans le temps lorsque la conclusion de la vente intervient l’année suivante ont vite fait de modifier les statistiques. Il faut donc relativiser la forte animation du marché insulaire de 2019 mentionnée dans la dernière étude des prix de cession d’Interfimo. Sinon, les prix n’échappent pas à la logique du marché. Malgré le soleil, « les acquéreurs ne surpaient pas les grandes officines qui se négocient autour de 6 à 7 fois l’EBE », indique Isabelle Massé, du cabinet Pharmathèque. De même, les petites officines de Bastia ou d’Ajaccio, qui offrent encore des opportunités d’achat aux primo-accédants, sont cédées autour de 50 % du CA HT, comme sur le continent », précise-t-elle.

Si le confinement a été un coup de Trafalgar pour le tourisme et l’hôtellerie corse, il semble avoir laissé peu de traces sur les mouvements et valeurs d’officines. Le marché corse reste encore fermé et difficilement accessible pour des pharmaciens du continent.

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