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Crise sanitaire Covid-19 : faiblesses françaises mais professionnels de santé « remarquables »
Le rapport de la mission Pittet sur la gestion de la crise sanitaire a été rendu public le 18 mai.
Déjà, la France fait partie des 33 pays « très affectés » par l’épidémie de Covid-19 qui ont enregistré plus de 1 000 décès par million d’habitants, voire jusqu’à 2 000. Avec 1 332 décès par million d’habitants, elle se situe nettement au-dessus de la moyenne européenne (1 092 décès par million). En effet, au 1er mars 2021, 120 pays sur 179 sont « peu ou pas affectés » (0 et 500 décès par million d’habitants) et 26 « affectés » (entre 500 et 1 000 décès par million d’habitants).
Ensuite, l’étude de la chronologie de la crise permet de dégager six grands enseignements dont trois négatifs et trois positifs :
– le niveau de préparation à la crise s’est révélé insuffisant : pénurie de masques, très lente montée en charge des capacités de test, fragilité et non exhaustivité des systèmes d’information nécessaires au simple décompte des cas, des hospitalisations et des décès imputés au Covid-19, instabilité du pilotage opérationnel ;
– la faiblesse récurrente de l’anticipation qui s’est traduite par la répétition de retards dans la prise de décision dans plusieurs domaines : politique de tests, confinements tardifs, organisation de la campagne de vaccination ;
– la complexité de la gouvernance et la centralisation excessive qui ont nui à l’efficacité du pilotage de la crise et à l’acceptabilité des mesures ;
– les enseignements tirés par les autorités de leur expérience pour améliorer le pilotage au fil des mois notamment en termes d’approche plus transversale, de communication et de concertation ;
– la réactivité, l’engagement et la mobilisation des acteurs, en premier lieu des professionnels de santé, qui ont été « remarquables » ;
– la réponse économique française qui « a été globalement à la hauteur du choc subi, y compris en comparaison internationale ».
3 axes pour faire mieux
La mission formule cependant 40 propositions organisées autour de trois axes :
– se préparer aux prochaines crises : « Le manque de préparation et les difficultés organisationnelles dans la gestion de crise incitent à revoir le plan pandémie dans toutes ses dimensions, y compris logistiques (gestion des stocks, déploiement de la réserve sanitaire) », note la mission ;
– renforcer la santé publique, l’expertise scientifique et le pilotage de l’offre de soins : la mission propose par exemple de rattacher le Haut Conseil de santé publique (HCSP) à la Haute Autorité de santé (HAS) et le recentrage de Santé publique France sur des missions d’expertise et de recherche. Elle préconise aussi d’améliorer la médicalisation des Ehpad et de déconcentrer les ARS ;
– organiser un retour d’expérience à l’échelle des institutions et de la société et évaluer de manière approfondie les impacts de la crise, sachant que la mission estime que « l’impact social de la crise, qui demeure à ce stade difficilement mesurable, devrait être multiple et durable ».
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