Préparateurs : le ministère réticent à une licence après le Deust

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Préparateurs : le ministère réticent à une licence après le Deust

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Publié le 25 novembre 2022
Par Annabelle Alix
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L’idée d’une licence accessible aux titulaires du Deust de préparateur/technicien en pharmacie n’est pas du goût du ministère.

Depuis la création du Deust en 2021 (diplôme universitaire en deux ans qui remplace progressivement le brevet professionnel-BP), la question d’une troisième année optionnelle de spécialisation « officine », de niveau licence, est en discussion dans la branche. Elle permettrait aux préparateurs qui le souhaitent d’effectuer des missions supplémentaires, par délégation du pharmacien, sous son autorité. Elle autoriserait aussi la poursuite d’études universitaires – master, voire études de pharmacie…-, et permettrait d’harmoniser la formation française du préparateur au niveau européen, améliorant ainsi la mobilité des diplômés.

Ces arguments n’ont pas conquis la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, Agnès Firmin-Le Bodo. Mercredi 16 novembre, alors qu’elle recevait le professeur Gilles Aulagner (faculté de pharmacie de Lyon-Rhône) et une délégation de représentants de la profession pour discuter de l’avenir de la pharmacie, elle s’est déclarée réticente à « créer des exercices officinaux de pratique intermédiaire entre le titulaire du Deust et le pharmacien ».

Le sujet de la pénurie de préparateurs et la question de l’attractivité du métier se sont invités aux échanges. L’universitarisation du diplôme, avec des connaissances et compétences augmentées, ainsi que sa présence sur ParcourSup, devraient redorer son image et attirer plus de candidats… Même s’il manque encore le texte autorisant l’exercice des futurs diplômés, qui feront leur entrée sur le marché du travail dès 2023.

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