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© Levothyrox : les solutions du ministère de la Santé - Kaveh Naamani
Levothyrox : pas de retour en arrière selon le ministère de la Santé
S’exprimant mercredi 6 septembre, après avoir reçu les associations de patients concernées par les pathologies thyroïdiennes, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé deux mesures concernant la nouvelle formule de Levothyrox.
« La nouvelle formule est déjà utilisée aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années. L’expérience montre que, avec le temps, les effets secondaires vont diminuer, a-t-elle précisé en préambule. Mais nous n’avons pas d’alternative au Levothyrox en France. Il faut donc ouvrir le marché à d’autres produits, et notamment des génériques qui arriveront bien plus vite que de nouveaux médicaments, pour avoir le choix », a indiqué Agnès Buzyn.
L’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a d’ailleurs déjà pris contact avec plusieurs fabricants de médicaments équivalents pour voir dans quels délais ils pourraient être mis à disposition en France. D’après le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, plus de la moitié du marché européen de lévothyroxine serait représenté par des génériques.
« Pas question de revenir à l’ancienne formule de Levothyrox », a en tout cas répété la ministre.
Cette crise n’est pas selon elle un scandale sanitaire, mais un défaut d’information des patients. « Nous allons lancer une mission de réflexion autour de l’information des patients sur les produits médicamenteux », a-t-elle annoncé. « Je souhaite apaiser le débat et déboucher sur une autre façon de travailler. Et je veux aussi rassurer. Les effets secondaires de la nouvelle formule de Levothyrox sont très perturbants, mais ils ne mettent pas en danger la vie des patients qui ne doivent pas arrêter leur traitement ».
De son côté, l’ANSM poursuit des investigations pour tirer l’affaire au clair. Elle indique rechercher des impuretés dans cette nouvelle formule, considérant que les excipients, mannitol et acide citrique, ne posent pas problème. « S’il y avait un défaut de produit, on prendrait les décisions qui s’imposent », a indiqué Dominique Martin, estimant que le problème se situe au niveau de la « transition » entre l’ancienne et la nouvelle formule.
Le vent de panique créé par la médiatisation de cette affaire semble en tout cas retomber. L’ANSM fait actuellement état de 200 signalements de pharmacovigilance toutes causes confondues par jour, contre environ 1000 rien que pour la journée du 20 août dernier. Quant au numéro vert dédié, il ne reçoit plus que 2 000 appels quotidiens après avoir connu un pic à 40 000 à 50 000 appels les deux premiers jours d’ouverture.
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