L’UNPVO réclame une obligation d’honoraires pour les vétérinaires ruraux

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Publié le 1 décembre 2012
Par Francois Pouzaud
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En amont d’une réunion organisée à son initiative à Dijon (Côte-d’Or) pour débattre des dangers de l’excès de consommation des antibiotiques dans les élevages, l’Union nationale pour la pharmacie vétérinaire d’officine (UNPVO) dénonce l’action en ordre dispersé de l’Etat malgré deux plans de lutte. Bilan : plus de 25 000 décès par antibiorésistance et un conflit d’intérêt qui fait prescrire plus d’antibiotiques par 14 000 vétérinaires que par 200 000 médecins. « Le vétérinaire est chargé de la police sanitaire, donc de se surveiller lui-même dans ses fonctions », déplore Guy Barral, président de l’UNPVO.

Faut-il une seule agence humain-vétérinaire ?

Mettant en avant le rôle sécuritaire et régulateur du pharmacien dispensateur, l’UNPVO préconise l’application du décret d’avril 2007 relatif à la dissociation entre prescription et délivrance, pour procurer au vétérinaire rural un revenu sous forme d’actes et non plus de marge, au regard de la réalisation d’audits et de bilans sanitaires d’élevage (BSE). Pour Guy Barral, « le prix d’un BSE est aisément remboursé dès lors que l’éleveur a le choix de son fournisseur de médicaments ». L’UNPVO demande de faire cesser les poursuites contre les vétérinaires qui mettent en pratique ce décret et réclame une obligation d’honoraires pour les vétérinaires ruraux – venant se substituer à la rémunération sur la vente de médicaments – et une unique agence du médicament, humain comme vétérinaire, pour conduire une lutte unifiée et cohérente contre les antibiorésistances.

Pour sa part, le gouvernement envisage pour 2013 la suppression des remises arrière lors de la prescription des antibiotiques pour arrêter leur usage déraisonnable dans l’élevage. Un groupe de travail a même été constitué.

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