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Vendre des plantes locales en pharmacie est possible grâce à vous
Des pharmaciens et le syndicat Simples, qui représente les petits producteurs de plantes médicinales installés en agrobiologie*, ont élaboré un questionnaire afin d’imaginer un circuit court et respectueux des ressources pour l’approvisionnement en plantes en officine. Réponse à la rentrée !
Les plantes locales, ça vous parle ? C’est la question que se sont posée des pharmaciens spécialisés en phyto et aromathérapie, toxicologie, qualité, réglementation, et le syndicat professionnel Simples, qui représente les petits producteurs de plantes médicinales installés en agrobiologie*. Ensemble, ils ont élaboré un « petit questionnaire à destination des officinaux » (https://vu.fr/YxRV) pour évaluer l’opportunité de développer des circuits courts d’approvisionnement de plantes en pharmacie.
De global à local
« Le territoire français compte pas moins de 6 000 espèces de plantes, plus de 100 espèces médicinales y sont cultivées et plus de 700 y sont cueillies. Pourtant, de 70 à 80 % des plantes achetées sont importées, déplore Célia Despax, pharmacienne et entrepreneure dans la santé durable. Notre souhait serait de créer une alliance directe, locale, entre les petits producteurs de plantes médicinales et les pharmaciens d’officine ». Un formulaire a été envoyé aux producteurs, générant des centaines de réponses. La balle est maintenant dans le camp des officinaux. « Ce sondage nous aidera à définir le type de partenariat envisageable, les attentes de chacun et les prix praticables, le tout dans le cadre de la réglementation en vigueur ».
Cinq minutes sont nécessaires pour répondre au questionnaire, en ligne jusqu’à septembre. Le pharmacien, le préparateur ou tout professionnel en charge de l’approvisionnement du rayon « plantes » à l’officine est invité à se livrer à l’exercice.
Du « quali » en pharmacie
Ce projet a pour but de créer un circuit économique transparent et vertueux pour le développement des territoires locaux. Actuellement, « il y a une certaine opacité sur la provenance des plantes, qui sont majoritairement importées de Chine et du Maroc, explique Célia Despax. En plus de permettre une bonne traçabilité et de garantir des emplois locaux, les circuits courts éviteraient les ruptures en cas de crise économique ou géopolitique mondiale, et réduiraient considérablement l’impact carbone lié au transport ». Ils miseraient sur une offre de plantes de qualité, issues de cultures ou de cueillettes au savoir-faire artisanal… Et rempliraient un objectif pédagogique en renforçant la connaissance des plantes locales et de leurs vertus par les soignants et les soignés, favorisant aussi leur autonomie. « Quand on est en rupture de Doliprane ou de cortisone, on ne résout pas tout avec les plantes, concède Célia Despax, mais on peut déjà soulager quelques maux avec la reine-des-prés ou l’ortie qui poussent près chez nous ! »
(*) Ce mouvement de l’agriculture biologique regroupe l’ensemble des techniques agricoles qui visent à respecter la nature par le retour à des pratiques agraires ancestrales.
La feuille d’ortie (Urtica dioica) est riche en minéraux et aurait de légers effets anti-inflammatoires.
Fleurs et sommités fleuries de la reine-des-prés (Filipendula ulmaria) ont des propriétés anti-inflammatoires, en raison de la présence de dérivés salicylés.
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