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Incitez-les !
« La grippe, ce n’est pas rien. Alors, je fais le vaccin ». Lancée par l’Assurance maladie le 11 octobre, la campagne de vaccination 2013/2014 entend enrayer la chute continue de la couverture vaccinale des personnes à risque depuis 2010. L’hiver dernier, 50,1 % d’entre elles ont reçu le vaccin contre 60,2 % en 2009/2010, loin de l’objectif des 75 % fixé en 2004 par la loi de santé publique. Pourtant, 818 cas graves de grippe ont été admis en réanimation, 153 sont morts, parmi lesquels 83 % présentaient un facteur de risque éligible à un vaccin gratuit. Radio, presse et Internet relayeront cette campagne jusqu’au 15 novembre. Les professionnels de santé sont invités à se mobiliser avec un message central : le vaccin est le seul moyen efficace de se protéger d’une maladie loin d’être anodine. Et à montrer l’exemple.
L’ANSM s’en mêle
Premier frein de l’adhésion, la méfiance vis-à-vis du vaccin est bien ancrée. 80 % des Français(1) pensent ainsi que le vaccin peut être mal toléré et 21 % qu’il est plus dangereux que la maladie. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) soutient la campagne en fournissant les arguments « anti-méfiance » quant à la sécurité : les vaccins saisonniers injectables bénéficient d’un recul de plus de cinquante ans ; leurs effets indésirables, majoritairement bénins et transitoires, sont essentiellement des réactions au point d’injection, des céphalées, des douleurs musculaires ou de la fièvre ; le risque avéré de syndrome de Guillain-Barré découlant de la grippe est très supérieur à celui de la vaccination ; aucun des vaccins anti-grippaux en France ne contient l’adjuvant du vaccin de la grippe A/H1N1 utilisé en 2009 et associé à de rares cas de narcolepsie/cataplexie. L’argumentaire détaillé est développé dans deux dépliants disponibles sur le site www.ansm.sante.fr.
On compte sur vous
Un spot de 25 secondes de l’Assurance maladie tourne déjà sur les écrans de 500 officines. Les autres recevront une lettre d’information, une affiche, un mémo pratique sur les vaccins, les personnes concernées et les modalités du dispositif. Pour mémoire, la liste des personnes à risque s’est enrichie des patients atteints d’une hépatopathie chronique avec ou sans cirrhose. Hors grossesse, les personnes vaccinées les années précédentes peuvent se faire vacciner par une infirmière libérale. Les titulaires recevront leur bon de vaccination. Quant aux préparateurs et adjoints, en tant que salariés de l’officine, leur vaccination dépend de la politique de prévention mise en place dans leur officine.
(1) Sondage BVA pour la Cnam auprès d’un échantillon national représentatif de 975 Français âgés de 18 ans et plus, les 13 et 14 septembre 2013.
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