Vaccination HPV des collégiens : une surveillance renforcée

Vaccination HPV des collégiens : une surveillance renforcée

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Publié le 7 septembre 2023
Par Yolande Gauthier
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La campagne nationale de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) va bientôt débuter dans les collèges. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé s’y prépare aussi et annonce mettre en place un dispositif de surveillance renforcée, en lien avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et le groupement d’intérêt scientifique EPI-PHARE. Objectif : collecter et analyser en continu les effets indésirables déclarés, à l’image de ce qui a été mis en place pour les vaccins contre le Covid. « A partir du mois d’octobre 2023, nous publierons chaque mois les chiffres clés de la vaccination, des déclarations d’effets indésirables et les éventuels signaux potentiels identifiés », indique l’Agence. Une synthèse sera publiée au printemps 2024 et à l’été 2024, tandis qu’un rapport détaillé de pharmacovigilance est annoncé pour l’automne 2024. Les effets indésirables graves et inattendus et certaines maladies auto-immunes feront l’objet d’une vigilance particulière.

Avec un recul d’utilisation de plus de 15 ans et plus de 300 millions de doses administrées dans le monde (dont plus de 12 millions en France),  le bon profil de sécurité des vaccins HPV est largement confirmé. Dans une fiche élaborée à l’attention des professionnels de santé, l’ANSM rappelle l’importance d’une surveillance post-vaccination de 15 minutes, et la nécessité de sensibiliser les nouveaux vaccinés aux effets indésirables les plus fréquents : réactions au site d’injection et céphalées. Tout effet indésirable grave ou inattendu devra faire l’objet d’une déclaration sur le portail des signalements.

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