Test Covid, vaccination contre la grippe : les pharmaciens ne vont plus savoir où donner de la tête

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Test Covid, vaccination contre la grippe : les pharmaciens ne vont plus savoir où donner de la tête

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Publié le 23 septembre 2020
Par Francois Pouzaud
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Après les masseurs-kinésithérapeutes, un nouvel arrêté ministériel est en préparation pour ajouter les pharmaciens à la liste des professionnels de santé autorisés à réaliser les prélèvements naso-pharyngés, lorsque les laboratoires de biologie médicale ne disposent pas du nombre de personnels nécessaire et après avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de l’examen. Le ministre de la santé, Olivier Véran, l’a confirmé en personne à Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Si ce dernier se félicite que les pharmaciens d’officine puissent venir prêter main forte aux laboratoires de biologie médicale, il doute qu’ils aient le temps d’aller se déporter hors les murs de l’officine, alors qu’ils risquent eux-mêmes d’être très accaparés par la vaccination contre la grippe des populations cibles.

En effet, les pharmaciens risquent également d’être sous pression à compter du 13 octobre, date de début de la campagne vaccinale 2020/2021 contre la grippe saisonnière. Et ce à cause d’une équation de santé publique impossible à résoudre. « La population cible à vacciner est de 20 millions de personnes et la quantité de vaccins disponibles pour cette campagne n’est que de 13 millions de doses (+ une réserve de 2 millions) », expose Philippe Besset. Dans ces conditions, comment améliorer le taux de couverture vaccinale au sein de cette population qui n’a été que de 50 % lors de la dernière campagne de 2019/2020 ? « En la priorisant, en se concentrant sur elle », répond le président de la FSPF. Le syndicat y est allé de sa recommandation au ministère de la Santé afin d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé pour cette nouvelle campagne vaccinale : « 60 % à 70 % de couverture vaccinale au sein de la population cible et plus aucun vaccin en stock dans les officines au terme de la campagne ».

Pour cela, il plaide pour la délivrance de vaccins et la vaccination uniquement des personnes présentant un bon de prise en charge et les personnels soignants sur une période qui pourrait courir du 13 octobre jusqu’à mi ou fin novembre, avant de répondre aux demandes de vaccins sans ordonnance du reste de la population générale. Toutefois, ne pas autoriser la délivrance des vaccins pendant un certain laps de temps risque de mécontenter la patientèle. Un autre problème à gérer en perspective au comptoir…

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