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Le vote de la semaine
Voudriez-vous vacciner vos patients contre la grippe ?
OUIBenoît Gaillard, Moirans-en- Montagne (Jura)
J’attends cela avec impatience. C’est aussi une attente des patients. La généralisation de la vaccination contre la grippe en officine, synonyme de facilité d’accès, va contribuer à augmenter la couverture vaccinale. Sans forcément se mettre à dos les médecins et les infirmières. Cet acte officinal paraît moins lourd à mettre en œuvre et moins chronophage que les entretiens pharmaceutiques et, surtout, il est voué à être plus pérenne. Je pense, en effet, qu’il sera plus compliqué de faire revenir plusieurs fois des patients sous AVK ou anticoagulants oraux directs en entretien. De plus, la partie administrative sera certainement simplifiée, une fois que cette vaccination sera généralisée sur le territoire.
OUI MAIS…Riad Rossanaly Vasram, Issy-les-Moulineaux (Hauts- de-Seine)
Sur le fond, je suis favorable à la vaccination contre la grippe en officine. Si sa généralisation est validée par l’Etat, je vaccinerai à condition que le corps médical soit d’accord. Je pense que cela ne devrait pas poser de problème. Autour de ma pharmacie, les cabinets médicaux sont saturés, il y a beaucoup de bureaux et de jeunes cadres qui n’ont pas le temps de prendre rendez-vous chez leur médecin pour se faire vacciner. Le personnel de mon officine se fait d’ailleurs vacciner sur place par une infirmière. C’est donc une bonne mesure pour désengorger les cabinets médicaux et augmenter la couverture vaccinale des adultes, tout en faisant faire des économies à la Sécurité sociale.
OUI MAIS…Exerçant en Rhône-Alpes, j’ai été expérimentateur en 2017 et je compte bien continuer. Le bilan est très positif. Les gens sont satisfaits de ce service mais je ne compte pas dessus pour développer l’activité de mon officine. La vaccination contre la grippe dans ma pharmacie a été différemment acceptée par les autres professionnels de santé vaccinateurs. Les médecins du quartier, ça les arrange. En revanche, quelques infirmières ont tiqué et sont venues se plaindre à la pharmacie, devant la clientèle, en me reprochant de prendre leur travail. La fréquentation de mon officine étant en hausse, il est possible que je vaccine davantage cette année. En 2017, j’avais réalisé une vingtaine de vaccinations.
Alexis Levanic, Villeurbanne (Rhône)
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