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Le vote de la semaine
Souhaitez-vous pratiquer d’autres vaccinations en plus de celle contre la grippe ?
Francis Voltz, Molsheim (Bas-Rhin)
Avec la vaccination antigrippale, on a ouvert la boîte de Pandore. N’en déplaise aux médecins, d’autres vaccinations peuvent faire partie de nos prérogatives. Ce n’est pas l’acte vaccinal, simple à réaliser, qui importe dans la décision, mais les vaccins. Le pharmacien est le spécialiste des médicaments, il connaît les contre-indications des vaccins, leurs effets secondaires, les protocoles vaccinaux, etc. Personnellement, je me sens prêt pour y aller et assurer le suivi vaccinal des patients, alors que notre pays est confronté au sous-effectif des médecins et aux déserts médicaux parce que les jeunes médecins ne veulent pas aller travailler dans les zones sous-denses. L’élargissement de la pratique vaccinale en officine devra prévoir des protocoles simples.
Alain Fillonneau, Charron (Charente-Maritime)
J’entame ma seconde campagne vaccinale contre la grippe en officine. Je constate, par rapport à l’année dernière, une très forte augmentation de la demande de vaccination des patients et pas uniquement contre la grippe, l’accès à un prescripteur devenant de plus en plus compliqué pour eux. Je ne peux répondre à certaines demandes et c’est bien dommage ! Je suis donc favorable à la pratique d’autres vaccinations mais sous certaines conditions. J’appartiens à un pôle de santé et travaille avec un logiciel commun qui permet aux médecins d’être systématiquement informés de ce que font les autres professionnels de santé. Je pense néanmoins que cette extension du champ de la vaccination par le pharmacien doit être limitée dans un premier temps aux jeunes adultes. Cela me paraît plus compliqué avec les enfants et les personnes âgées. La vaccination suppose souvent, avec ces dernières, de se déplacer au domicile.
Valérie Peltre, Einville-au-Jard (Meurthe-et-Moselle)
A chacun son métier. Le pharmacien a tellement d’autres tâches ou missions encore en attente à réaliser et qui relèvent directement de ses compétences qu’il ne faut pas s’éparpiller. Les infirmières sont les spécialistes de la piqûre, il est préférable qu’elles se consacrent à vacciner la population plutôt qu’à réaliser des piluliers, d’ailleurs pas toujours comme il faut. Débordées, elles sont parfois amenées à déblistériser les médicaments trop longtemps à l’avance, les comprimés étant, de fait, en contact les uns avec les autres sur une durée trop longue. La préparation des doses à administrer, réalisée dans un environnement sécurisé avec une traçabilité garantie, c’est l’affaire du pharmacien et non des infirmières ! Encore faut-il avoir les textes officiels pour développer cette activité auprès de nos patients.
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