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- Etudiants en pharmacie : état des lieux d’une filière délaissée
© Des étudiants en pharmacie pendant des travaux dirigés - Mathieu Ducaroy
Etudiants en pharmacie : état des lieux d’une filière délaissée
4802, c’est le nombre de réponses exploitées dans son enquête « Le Grand entretien 2.0 » lancée en 2017 par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). Une enquête qui fait la lumière sur les conditions de vie et d’études des étudiants en pharmacie. Une enquête assortie de propositions concrètes d’amélioration, transmises aux différentes instances professionnelles, ministérielles et universitaires.
On savait la filière pharmacie mal aimée des étudiants, les chiffres de l’enquête « Le Grand entretien 2.0 » de l’ANEPF le prouvent : elle ressort en premier vœu lors de leur première année de Paces seulement dans 48,32 % contre 63,75 % dans la version 1.0 de 2014. Une des solutions envisagées par l’ANEPF est de confier l’information et la promotion de la filière à des tutorats lors de salons d’orientation professionnelle et dans les lycées.
Concernant les enseignements, le rapport fait montre d’un absentéisme galopant pendant les cours magistraux (+ 130 %) ; les étudiants évoquent des cours trop longs et monotones, regrettent aussi le manque d’interactivité ou encore l’inadéquation entre certains cours et la réalité professionnelle. « 62 % des étudiants interrogés estiment qu’il manque des thématiques de cours pour leur futur exercice professionnel », indique Robin Tocqueville-Perrier, président de l’ANEPF qui demande plus d’enseignements dirigés et de stages ainsi que des évaluations de l’étudiant au travers d’un contrôle continu accru. L’objectif est d’opérer un profond toilettage des cours afin de passer « d’une maquette de connaissances » à une « maquette de compétences ». Des compétences qui devront également être linguistiques en inscrivant l’anglais comme un enseignement obligatoire et en facilitant les échanges internationaux entre étudiants.
Sur les affaires sociales et la vie estudiantine, l’enquête pointe du doigt la nécessité de travailler en officine pour pallier aux difficultés financières : plus de 6 étudiants sur 10 ont recours au salariat (12 % d’entre eux effectuent plus de 100 heures par mois) et 17,72 % sont en forte ou très forte difficulté, en dépit des aides existantes qui mériteraient d’être revalorisées et mieux diffusées auprès des étudiants.
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