Entretiens pharmaceutiques et bilans de médication : pourquoi il est urgent de les facturer

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Entretiens pharmaceutiques et bilans de médication : pourquoi il est urgent de les facturer

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Publié le 4 septembre 2020
Par Francois Pouzaud
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Si la modification du taux de participation de l’assuré de 30 % à 35 % sur les honoraires de dispensation est effective depuis le 1er septembre, le changement du taux du ticket modérateur de 0 % à 30 % sur les prestations pharmaceutiques (accompagnements pharmaceutiques, vaccination, réalisation de TROD) devra encore attendre. En effet, cette dernière mesure nécessite la publication d’un second texte réglementaire pour entrer en vigueur, indique l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) dans un point d’information du 3 septembre.

« En particulier, avec les entretiens pharmaceutiques et les bilans partagés de médication, le pharmacien doit transmettre aux organismes d’assurance maladie complémentaire des données médicales sur le patient et il faut donc qu’un texte réglementaire l’autorise », explique Gilles Bonnefond, président de l’USPO.

Le taux de prise en charge par l’Assurance maladie obligatoire étant toujours de 100 %, il invite donc les pharmaciens retardataires à régulariser au plus vite la facturation des accompagnements déjà réalisés en 2019 et début 2020, pour n’avoir à s’adresser qu’à un seul organisme payeur.

Par ailleurs, depuis le 1er septembre, l’USPO a été alertée sur des incidents liés à la non mise à jour du taux de remboursement de l’honoraire de dispensation par certains éditeurs de logiciels de gestion officinaux (LGO). Sur la Drome, le taux d’incidents est d’un peu moins de 10 % et en Côte d’Or de 5 à 10 %. Deux explications possibles : soit l’éditeur de LGO n’a pas procédé à la mise à jour de son logiciel à temps, soit le pharmacien a effectué la mise à jour le 31 août, avant que la modification ne soit entrée en vigueur.

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