Entretiens chimiothérapie orale : une partie technique difficile à boucler

© entretien pharmaceutique - David Bécus

Entretiens chimiothérapie orale : une partie technique difficile à boucler

Réservé aux abonnés
Publié le 20 décembre 2018
Par Francois Pouzaud
Mettre en favori

Les discussions conventionnelles entre les syndicats de pharmaciens et l’Assurance maladie sont encore d’ordre technique, repoussant à fin janvier l’ultime étape des négociations sur la rémunération de l’accompagnement des patients sous chimiothérapie orale. Lors de la séance du 18 décembre, « les échanges ont porté sur le rythme des entretiens avec les patients, en particulier sur leur démarrage qui n’est pas encore complètement calé », indique Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Les acteurs conventionnels hésitent encore à programmer deux entretiens rapprochés, l’un plutôt dévolu à l’administratif, l’autre plus pharmaceutique axé sur la sensibilisation du patient aux effets indésirables inhérents à sa chimiothérapie et sur la marche à suivre dans le cas où elle est mal supportée. « Les patients sont dans un état de fragilité et/ou de fatigue qui ne permet pas de multiplier les entretiens », explique-t-il.

Autre problème à régler, les fiches d’accompagnement patient mises à disposition par l’Institut national du cancer (INCa) ne couvrent qu’une vingtaine de molécules sur la cinquantaine ou soixantaine de molécules de chimiothérapie utilisées. « Il faut donc trouver d’autres référentiels sur lesquels le pharmacien puisse se baser pour gérer les effets indésirables », expose Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

Une réunion est prévue mi-janvier entre l’assurance maladie, l’INCa et la profession pour trouver une solution, de même qu’une réunion de la Commission paritaire nationale des programmes d’accompagnement (CPNPA) doit se tenir pour finaliser l’organisation et le déroulé des entretiens pharmaceutiques.

Publicité