Tests Covid-19 : quelle place pour le pharmacien dans la filière de dépistage ?

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Tests Covid-19 : quelle place pour le pharmacien dans la filière de dépistage ?

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Publié le 22 septembre 2020
Par Francois Pouzaud
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Le Centre national des professions de santé (CNPS), première intersyndicale des libéraux de santé, a pris connaissance des nouvelles directives du gouvernement en matière de dépistage de la Covid-19 et de l’avis favorable de la Haute Autorité de Santé (HAS) à propos des tests salivaires. Estimant que la création d’une filière réservée aux patients symptomatiques ne va pas assez loin pour apporter une amélioration sensible des délais de prise en charge et désengorger le dispositif général qui arrive à saturation, le CNPS propose au gouvernement d’articuler la stratégie de dépistage médicalisée autour de trois filières distinctes et organisées. Un communiqué les présentait déjà le 16 septembre : « La priorité des tests RT-PCR nasopharyngés réalisés en laboratoire doit être donnée aux patients munis d’une prescription médicale. La file active des personnes nécessitant d’être testées doit pouvoir faire l’objet d’une filière distincte, organisée en dehors des laboratoires sur des sites dédiés, au moyen de tests salivaires ou nasopharyngés. En s’appuyant sur l’expérimentation menée par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), toutes les autres demandes de dépistage doivent pouvoir être organisées par les Agences régionales de santé en recourant aux tests rapides nasopharyngés antigène-anticorps pouvant être réalisés par tous les professionnels de santé. »

Interrogé sur les tests antigéniques rapides, François Blanchecotte, biologiste et président du CNPS, ne s’oppose pas à leur réalisation par des professionnels de santé équipés, à condition qu’ils aient des locaux adaptés et des équipements de protection individuelle quand le prélèvement est naso-pharyngé. Il attend une validation scientifique définitive des tests salivaires pour se prononcer sur leur réalisation en officine. Bien que n’étant pas directement reprise dans le communiqué, il est également favorable à la filière d’orientation qu’est l’officine pour adresser un patients symptomatique à un laboratoire de biologie médicale pour la réalisation d’un test RT-PCR, lorsque des médicaments achetés en automédication font suspecter une contamination à Covid-19 (voir notre article du 11 septembre).

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