La mise en libre accès des tests de grossesse et d’ovulation

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Publié le 8 octobre 2011
Par Francois Pouzaud
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Catherine Guillaume, Charleville-Mézières (Ardennes)

Comme tout produit en libre accès, ces deux tests nécessitent un accompagnement de la personne pour vérifier qu’elle sait les utiliser correctement et, le cas échéant, donner des conseils de bon usage. Mettre ces deux catégories de tests en accès libre risque par ailleurs d’engendrer des confusions, la cliente prenant l’un en pensant acheter l’autre. Cette mesure est justifiée pour les tests de grossesse en raison de leur large utilisation par les femmes et leur simplicité d’emploi. En revanche, je ne la trouve pas opportune pour les tests d’ovulation, qui sont moins couramment vendus et qui nécessitent systématiquement des explications sur leur mode d’emploi.

Hélène de Graeve, Muret (Haute-Garonne)

J’ai laissé les tests d’ovulation derrière le comptoir, d’une part parce qu’ils sont moins demandés que les tests de grossesse, d’autre part en raison de leur coût et des risques de vol. En outre, les femmes qui achètent un test d’ovulation ont besoin d’être écoutées et de valider auprès du pharmacien ce qu’elles sont venues chercher, ce qui est moins souvent le cas pour les tests de grossesse. C’est pourquoi, dans 80 % des cas, je propose d’en parler dans la zone de confidentialité de la pharmacie, en particulier quand il s’agit de jeunes femmes ou quand il faut dédramatiser parce que la grossesse n’est pas désirée. Et, dans 100 % des cas, je donne des conseils d’utilisation pour un résultat fiable.

Hervé Burtin, Fleury-la-Vallée (Yonne)

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Les produits exposés en libre accès le sont par rapport à une demande de mes clients et non pas par rapport à une évolution de la législation. Les tests d’ovulation représentent des ventes confidentielles qui nécessitent de toute manière l’instauration d’un dialogue avec la patiente. Ils sont aussi plus compliqués à vendre que les tests de grossesse car la femme ne connaît pas toujours bien son cycle menstruel. Il faut notamment se livrer à un calcul pour déterminer la date présumée d’ovulation et à quelques explications. En revanche, une grande majorité des femmes recourt aux tests de grossesse et en maîtrise bien l’usage. De fait, la question de leur vente en libre accès ne se discute pas.