Dépistage du Covid-19 : la gratuité des tests pour tous refait surface

Dépistage du Covid-19 : la gratuité des tests pour tous refait surface

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Publié le 24 novembre 2021
Par Francois Pouzaud
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Les chiffres des tests de dépistage du Covid-19, en baisse régulière depuis la révision de leurs conditions de prise en charge le 15 novembre dernier, repartent à la hausse selon des données communiqués lors de la réunion de la task force tests Covid-19 du 23 novembre. Sur les 7 jours glissants arrêtés au lundi 22 novembre, un peu plus de 2,8 millions de tests ont été réalisés (+19 % par rapport à la semaine précédente), dont 1,2 million de tests RT-PCR (42,9 %, +,50 %), 1,55 million de tests antigéniques (55,1 %, + 41 %) et 55 000 autotests supervisés (2 %, + 100 %).

Pour les syndicats pharmaceutiques, la nouvelle flambée de l’épidémie justifie de restaurer, au moins temporairement, la gratuité des tests pour tous pour mieux endiguer la 5e vague.  « La non prise en charge des tests chez les personnes non vaccinées et sans ordonnance est un frein au dépistage. La gratuité pour tous doit être un cas d’urgence dans l’urgence sanitaire actuelle », développe Fabrice Camaioni, président de la commission métier pharmacien à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Il estime aussi que le retard au dépistage peut être préjudiciable à l’efficacité du molnupiravir, indiqué dans le traitement préventif des formes graves du Covid-19 chez les personnes fragiles, et qui doit être administré dans les 5 jours après l’apparition des symptômes.

Regrettant le choix politique du gouvernement sur la prise en charge des tests, Gilles Bonnefond, porte-parole de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), demande qu’il révise sa position. « En se faisant dépister à ses frais, une personne non vaccinée présentant des symptômes du Covid-19 fait acte de citoyenneté, et si le test est positif, il aura le droit au contact tracing, à 30 masques gratuits et le test de contrôle réalisé 7 jours plus tard sera remboursé, ce n’est pas logique ! », défend l’ancien président de l’USPO qui a demandé au ministre de la Santé une prise en charge du premier test a posteriori pour ces patients sur présentation d’une facture du pharmacien. Il a également alerté le ministère de pratiques de certains médecins hospitaliers qui exigent la réalisation d’un test RT-PCR avant une intervention chirurgicale ou un examen médical alors que les personnes sont vaccinées.

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