Baisse des prix sur les tests de dépistage Covid-19 : trois hommes en colère

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Baisse des prix sur les tests de dépistage Covid-19 : trois hommes en colère

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Publié le 1 avril 2022
Par Francois Pouzaud
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La seconde baisse de prix des tests antigéniques ne passe vraiment pas ! N’ayant pas participé aux réunions de concertation avec l’Assurance maladie sur le sujet, le syndicat n’étant pas représentatif, l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) est sortie de sa réserve pour fustiger un signal déplorable envoyé à la profession, « alors que le marathon de lutte contre l’épidémie reprend de plus belle, requérant toute la mobilisation des pharmaciens et des autres professions de santé », tance Christophe Le Gall, président de l’UNPF. Il espère que ce manque de considération « n’est pas un avant-goût du prochain round de négociations conventionnelles sur la rémunération, devant se tenir en 2023 ». De son côté, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) déplore également cette baisse. « Notre syndicat n’a pas vocation à signer des baisses de rémunération, sauf qu’ici, il s’agit d’une décision unilatérale du ministère de la Santé », précise Philippe Besset, président de la FSPF.

Une lettre de protestation à signer

Ayant combattu bec et ongles cette seconde baisse de prix, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) se dit particulièrement choquée par la décision du ministre de la Santé mais également inquiète au regard des conséquences dommageables pour la santé publique, en désincitant les pharmaciens à tester. « Cette décision va complexifier le parcours de soins des patients et ainsi limiter artificiellement le dépistage », agite avec gravité Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO. Ce syndicat a aussi préparé un modèle de lettre de protestation à signer par tous les pharmaciens en colère qui le souhaitent, et à envoyer aux élus, députés, directeurs de CPAM et des agences régionales de santé (ARS).

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