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Urticaire chronique : L’ANAES veut accroître la prise en charge psychologique
A la suite d’une conférence de consensus, l’ANAES (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé) a publié ses recommandations concernant la prise en charge de l’urticaire chronique. Côté thérapeutique, les antihistaminiques anti-H1 de seconde génération représentent le traitement de référence mais n’excluent pas la prescription préférentielle d’un anti-H1 sédatif lorsque l’urticaire s’accompagne de prurit avec troubles du sommeil et anxiété réactionnelle.
En fonction du retentissement de la maladie sur l’équilibre psychologique, un simple soutien psychologique, des techniques de relaxation ou la prescription d’anxiolytiques voire d’antidépresseurs doivent être envisagés.
Quant à la recherche de l’étiologie, elle entre uniquement dans le cadre d’un interrogatoire et de l’examen clinique. Les examens complémentaires ne sont entrepris que dans des situations bien précises (urticaire au froid, urticaire solaire, dysthyroïdie clinique, urticaire atypique…). Les examens allergologiques sont inutiles en cas d’urticaire chronique médicamenteux.
En revanche, l’éviction des médicaments mis en cause (le plus souvent aggravant l’urticaire) se justifie dans tous les cas. 25 à 55 % des urticaires chroniques seraient aggravées par l’aspirine et les AINS.
Par ailleurs, certains principes actifs peuvent provoquer une libération d’histamine : opiacés, codéine, bêtalactamines, produits de contraste iodés… Enfin, les IEC entraînent l’apparition d’angio-oedèmes.
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