Un état des lieux peu glorieux

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Publié le 25 février 2012
Par Géraldine Galan
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En France, 64 % des patients qui décèdent dans les services d’urgence auraient besoin de soins palliatifs. Dans les faits, seuls 7,5 % en bénéficieraient. Ce sont les chiffres mis en avant dans le premier rapport de l’Observatoire national de la fin de vie publié le 15 février.

Si plus de 80 % des Français préféreraient finir leurs jours chez eux et près de 60 % considèrent l’hôpital comme un lieu inadapté à la fin de vie, la France reste l’un de pays d’Europe où l’on décède le plus à l’hôpital (58 %). Par ailleurs, la Loi Leonetti, interdisant depuis 2005 l’acharnement thérapeutique et organisant l’accompagnement du « laisser mourir », n’est connue que d’un Français sur trois. Moins de 3 % des généralistes et 15 % des paramédicaux ont bénéficié d’une formation à l’accompagnement de fin de vie et aux soins palliatifs. En parallèle, vingt unités de soins palliatifs ont toutefois été créées depuis 2008.

A l’heure où l’euthanasie refait débat, les résultats d’une étude de l’Institut national des études démographiques portant sur les circonstances des décès et la réalité des pratiques d’euthanasie en France sont attendus en avril 2012.

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