Traitement substitutif hormonal : Confirmation du risque de cancer du sein

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Publié le 30 août 2003
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En France, 30 à 50 % des femmes entre 48 et 64 ans prennent un traitement hormonal substitutif (THS). Soit deux millions de femmes susceptibles de paniquer. En effet, après l’étude WHI américaine de 2002, c’est maintenant une étude anglaise, publiée dans The Lancet, qui confirme l’augmentation de risque de cancer du sein lors de la prise d’un THS à la ménopause. Menée auprès de plus de un million de femmes ménopausées, l’étude MWS constate cet accroissement quels que soient la composition et le mode d’administration du THS. Toutefois le risque est plus important avec les associations estroprogestatives et en cas d’administration orale.

Le risque cardiovasculaire sous THS est également confirmé. Mais une étude française de l’INSERM, dévoilée dans le même numéro du Lancet, démontre que le risque de thrombose veineuse, bien connu avec le THS per os, n’est pas augmenté lorsque l’administration est transdermique.

Le Dr Rozenbaum, président de l’Association française pour l’étude de la ménopause, se veut rassurant car « l’augmentation du risque est faible » et les dernières recommandations (indications plus restreintes, adaptation au cas par cas, réévaluation au moins annuelle…) tenaient déjà compte de ces données. L’Afssaps rappelle ces règles sur son site et procédera à une réévaluation du rapport bénéfice/risque du THS avec l’Agence européenne du médicament début septembre.

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