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TESTEZ-VOUS
Avez-vous assimilé l’essentiel des informations scientifiques et pharmaceutiques parues dans « Le Moniteur » depuis les quatre derniers mois ? Vous le saurez en vous testant sur cet ensemble de cas de comptoir, d’ordonnances pièges et de quiz. Ils portent sur les six derniers « Cahiers Formation » parus et sur tout ce que « Le Moniteur » a publié depuis quatre mois autour du médicament. Bon test !
D’après Le Moniteur n° 2986 du 1er juin 2013
LE POTASSIUM
Parmi les médicaments suivants, lesquels peuvent entraîner une baisse de la kaliémie et lesquels sont susceptibles de provoquer une hausse de ce paramètre biologique ?
1. Médicaments hyperkaliémiants
2. Médicaments hypokaliémiants
a Spironolactone
b Diurétique thiazidique
c Insuline
d Ciclosporine et tacrolimus
e Glucocorticoïde
f AINS
g ARA-II
h IEC
i Laxatif stimulant
j Héparine
Réponses 1 : a, d, f, g, h, j ; 2 : b, c, e, i.
D’après Le Moniteur n° 2987 du 8 juin 2013
LA VARICELLE
Quelle est la période de contagion de la varicelle ?
a 2 jours avant l’éruption et jusqu’à la formation de croûtes.
b 7 jours après l’éruption.
Réponse : a.
PLIAGLIS
1. Pliaglis est une crème anesthésiante associant 7 % de lidocaïne et 7 % de tétracaïne. Elle peut être prescrite :
a A partir de 36 mois.
b A partir de 12 ans.
c Chez l’adulte uniquement.
2. Quelles sont ses indications ?
a Anesthésie avant une intervention dermatologique.
b Anesthésie des muqueuses génitales avant chirurgie superficielle (biopsie notamment).
c Anesthésie en vue de toute vaccination.
3. Comment s’utilise-t-elle ?
a Elle s’applique avec une spatule en couche de 1 mm sur la zone à insensibiliser.
b Elle doit être recouverte d’un pansement occlusif.
c Avec un temps de pose de 15 ou 30 minutes selon les indications.
d Avec un temps de pose de 30 ou 60 minutes selon les indications.
Réponses 1 : c ; 2 : a. L’application de Pliaglis est contre-indiquée sur les muqueuses génitales et la peau lésée. La lidocaïne inhibant la croissance bactérienne et virale, son utilisation en vue d’un vaccin vivant ne garantit pas l’efficacité de la vaccination. 3 : a, d.
D’après Le Moniteur Formation n° 2988 du 15 juin 2013
LE POST-INFARCTUS DU MYOCARDE
Ordonnance
Pourriez-vous délivrer cette ordonnance ?
Oui. Il s’agit d’une ordonnance classique en post-infarctus de myocarde. Cependant, il faudra préciser à la patiente que son mari ne doit pas utiliser d’AINS tel que l’ibuprofène. (Contre-indiqué en automédication chez les patients à risque cardiovasculaire).
Comment doit être utilisé le dérivé nitré ?
Il doit être administré sous la langue en cas de douleurs angineuse. C’est pourquoi le patient doit toujours avoir son dérivé nitré à portée de main. Lors de l’administration, le patient doit être assis ou semi-allongé pour éviter tout risque d’hypotension orthostatique. Si la douleur persiste, il peut renouveler la prise 3 à 5 minutes après la première.
Quelles sont les mesures hygiénodiététiques à mettre en place en post-infarctus du myocarde ?
a Une prise en charge des facteurs de risque associés et une réadaptation cardiovasculaire sont indispensables.
b Se lever en 2 temps pour éviter l’apparition d’hypotension orthostatique.
c Arrêter impérativement le tabac.
d Limiter la consommation d’alcool à 3 verres au maximum par jour chez l’homme.
e Eviter la charcuterie, les graisses animales, les pâtisseries, le sel et les sucres rapides.
f Si le patient est en surpoids ou obèse, il doit perdre du poids avec un objectif d’IMC < 30.
Réponses 1 : a, b, c et e. La consommation d’alcool ne doit pas dépasser 2 verres par jour. Si le patient est en surpoids ou obèse, il doit perdre du poids avec un objectif d’IMC < 25.
LE + INFO
Une douleur angineuse se caractérise notamment par une douleur thoracique en étau irradiant le creux de l’estomac, le bras et la mâchoire, des pâleurs, des sueurs et un essoufflement.
Vrai ou faux ?
Le traitement standard du post–infarctus du myocarde doit comporter notamment :
1 Un traitement AASI : AVK, antiagrégant plaquettaire, statine, IEC.
2 Un traitement BASI : bêtabloquant, antiagrégant plaquettaire, statine, IEC.
3 Un traitement BASA : bêtabloquant, antiagrégant plaquettaire, statine, AVK.
4 Un dérivé nitré par voie transdermique.
5 Des oméga-3 type Omacor.
6 Des statines en cas de dyslipidémie.
Réponses : 1 : faux. 2 : vrai. 3 : faux. 4 : faux. Un dérivé nitré par voie sublinguale est prescrit. 5 : faux. Omacor est un traitement adjuvant en prévention secondaire de l’infarctus du myocarde. Il n’est pas obligatoirement prescrit. 6 : faux. Une statine est prescrite quel que soit le taux de lipidémie du patient.
CAS 1
Jean est traité habituellement par de l’aténolol, du captopril, de la simvastatine, de l’aspirine et du ticagrélor. Il a une sinusite et vous présente une ordonnance de clarithromycine. La lui délivrez-vous ?
a Non, l’association ticagrélor et clarithromycine est contre-indiquée.
b Oui, il n’y a pas d’interaction médicamenteuse.
Réponse : a.
D’après Le Moniteur n° 2988 du 15 juin 2013
PROTELOS
1. Protelos (ranélate de strontium) est indiqué dans le traitement de :
a L’ostéoporose chez la femme ménopausée.
b L’ostéoporose chez les patients à risque élevé de fracture.
c L’ostéoporose sévère chez la femme ménopausée à risque élevé de fracture.
d L’ostéoporose sévère chez l’homme à risque élevé de fracture.
2. La spécialité est contre-indiquée en cas :
a D’événement thromboembolique veineux actuel ou passé.
b D’ulcère gastroduodénal actuel ou passé.
c D’hypertension artérielle non contrôlée.
Réponses : 1 : c, d. 2 : a, c.
DOLSTIC
Ordonnance
Pourriez-vous délivrer cette ordonnance ?
Non. Dolstic est une solution pédiatrique de paracétamol dosée à 100 mg/ml. Elle existe en flacon doté d’une seringue doseuse pour les enfants à partir de 13 kg et en flacon compte-gouttes pour les poids inférieurs. La posologie indiquée dans la prescription est exprimée en dose-poids, inexistante en pratique pour cette spécialité puisque la seringue est graduée en millilitres. De surcroît, pour Jules, qui ne pèse que 10 kg, il convient d’utiliser la présentation en gouttes (40 gouttes toutes les 6 heures pour 10 kg).
HE DE LAVANDE ASPIC
Vrai ou faux ?
L’huile essentielle de lavande aspic :
1 Est indiquée pour lutter contre le stress et l’anxiété.
2 Est indiquée en cas de brûlure et de piqûre d’animaux.
3 Peut être conseillée à partir de 3 ans.
4 Ne peut être conseillée qu’à partir de 12 ans.
Réponses 1 : faux. C’est la lavande vraie qui possède ces indications. 2 : vrai. 3 : vrai. 4 : faux.
D’après Le Moniteur Formation n° 2989 du 22 juin 2013
PIQÛRES ET MORSURES
CAS 1
1. Anna accompagne son mari, militaire, au Gabon. Elle est enceinte de 5 mois et voudrait une prévention adaptée contre les moustiques :
a Les répulsifs sont contre-indiqués chez la femme enceinte.
b Vous pouvez lui conseiller du DEET à 50 %.
c Vous pouvez lui conseiller une moustiquaire imprégnée.
d Vous pouvez lui conseiller de l’IR3535 à 20 %.
2. Anna voudrait également un répulsif pour son fils de 18 mois.
a Aucun répulsif n’est conseillé à cet âge.
b Vous pouvez lui conseiller de l’IR3535 à 20 %.
c Vous pouvez lui conseiller de l’icaridine à 25 %.
d Vous pouvez lui conseiller un bracelet antimoustique.
3. Son mari a déjà reçu par l’armée un répulsif à base de DEET à 50 %. Quelles mises en garde pouvez-vous lui rappeler ?
a Le DEET dégrade les plastiques (verre de montre, de lunettes, bracelets…).
b Il ne faut pas qu’elle utilise le répulsif de son mari.
c L’application d’un répulsif ne doit pas se substituer à la moustiquaire imprégnée pour dormir.
d A l’intérieur de la maison, la climatisation à une température inférieure à 19 °C avec une ventilation permet de neutraliser l’activité des anophèles.
Réponses 1 : c, d. Le DEET, le citriodiol et l’IR3535 sont utilisables chez la femme enceinte à certaines concentrations pour la prévention de la transmission vectorielle (au maximum 20 % pour le citriodiol et l’IR3535 et 30 % pour le DEET) ; 2 : b. Les répulsifs peuvent être utilisés à partir de 6 mois (sauf mention contraire indiquée sur le produit, parfois liée à la présence d’huiles essentielles) sauf l’icaridine, contre-indiquée avant 24 mois. Les bracelets antimoustiques sont inefficaces pour la protection antivectorielle ; 3 : a, b, c. La climatisation perturbe le vol des moustiques mais ne protège pas complètement des piqûres.
Que faire en cas de piqûre d’hyménoptère (abeille, guêpe, frelon, bourdon…) chez une personne allergique ?
Injecter immédiatement de l’adrénaline avec le dispositif auto-injectable (Anapen, Epipen ou Jext). En l’absence d’amélioration, il est possible d’injecter une nouvelle dose avec un autre stylo auto-injecteur 5 à 15 minutes après la première injection. Une consultation médicale est nécessaire dans tous les cas à la suite de l’injection pour un suivi du patient. Veillez à bien expliquer les étapes de l’utilisation du stylo auto-injecteur au moment de la délivrance (tous ont un mode d’emploi différent).
LE + INFO
Pour prévenir les piqûres d’hyménoptères, éviter de marcher pieds nus dans l’herbe, de s’approcher des poubelles, de manger dehors ou de consommer des boissons sucrées en extérieur. Eviter les parfums et porter des vêtements clairs.
CAS 2
1. Charlotte s’est fait mordre à la main par une vipère et arrive affolée à la pharmacie.
a En France, les vipères ne sont pas venimeuses. Vous rassurez Charlotte.
b Vous aspirez au niveau de la blessure avec un Aspivenin.
c Vous commencez par demander à Charlotte si elle a mal et vous regardez si un œdème se développe.
2. La jambe de Charlotte gonfle maintenant à vue d’œil et elle se plaint de douleur.
a Vous appelez le SAMU.
b Vous compimez le bras avec un garrot pour éviter la diffusion du venin.
c Vous marquez la limite de l’œdème avec un stylo à intervalles réguliers en attendant les secours.
d Vous allongez Charlotte et lui enlevez ses bracelets, bagues ou tout autre garrot potentiel.
Réponses 1 : c. Aspivenin ou Venimex ne sont pas efficaces pour améliorer le pronostic d’une envenimation vipérine. 2 : a, c, d. Il ne faut pas faire de garrot en cas de morsure.
D’après Le Moniteur n° 2989 du 22 juin 2013
NICORETTE SPRAY
1. Nicorette Spray est un substitut nicotinique qui s’administre par voie :
a Buccale.
b Sublinguale.
c Nasale.
d Cutanée.
2. La spécialité est dosée à 1 mg de nicotine par pulvérisation. Sa posologie est de :
a Une ou deux pulvérisations par prise.
b De une à quatre pulvérisations par prise.
c Pas plus de quatre pulvérisations par heure.
d Pas plus de huit pulvérisations par heure.
3. Un avis médical s’impose avant de conseiller la spécialité en cas de :
a Grossesse ou allaitement.
b Pathologie thyroïdienne.
c Troubles respiratoires.
d Troubles cardiaques ou gastro-intestinaux.
Réponses 1 : a ; 2 : a, c. Il convient en outre de ne pas dépasser 64 pulvérisations par jour, soit quatre par heure pendant 16 heures ; 3 : a, b et d.
D’après Le Moniteur n° 2990/2991 du 29 juin 2013
COMPTOIR
De quoi s’agit-il ?
1 Houblon
2 Concombre d’âne
3 Bryone dioïque
Réponse : 3. La bryone dioïque est toxique quelle que soit la partie ingérée. Le simple contact avec la plante provoque en outre une urticaire accompagnée de vésicules.
Vrai ou faux ?
Les patchs de scopolamine (Scopoderm) utilisés en cas de mal des transports :
1 Doivent être appliqués derrière l’oreille 3 heures avant le départ.
2 Sont efficaces pendant 3 jours.
3 Sont réservés à l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans.
Réponses 1 : faux, ils doivent être appliqués 6 à 12 heures avant le départ ; 2 : vrai ; 3 : faux, ils sont réservés à l’adulte et l’enfant de plus de 15 ans.
D’après Le Moniteur n° 2992 du 6 juillet 2013
SIGNIFOR
1. Signifor (pasiréotide) est indiqué dans le traitement de :
a La sclérose en plaques.
b La maladie de Cushing.
c L’insuffisance corticosurrénale.
2. Comment doit-il être administré ?
a Deux fois par jour en auto-injection sous-cutanée.
b Une fois par jour par voie orale.
c Une fois par mois par voie IV.
3. Quels paramètres doivent être surveillés au cours du traitement ?
a La glycémie.
b Les fonctions hépatique et biliaire.
c La kaliémie et la magnésémie.
d La calcémie et la phosphatémie.
Réponses 1 : b ; 2 : a ; 3 : a, b, c.
D’après Le Moniteur n° 2993 du 13 juillet 2013
TURISTA
Quand faut-il orienter un patient atteint de diarrhée du voyageur vers un médecin ?
a Enfant de moins de 2 ans.
b Diarrhée fébrile avec glaire sanglante.
c Diarrhée durant plus de 72 heures sans signes de régression.
d Evolution subaiguë persistant au retour du voyage.
Réponses : a, b et d. Un avis médical s’impose si la turista dure plus de 48 heures sans signes de régression.
JAKAVI
Vrai ou faux ?
Jakavi (ruxolitinib) est un inhibiteur de tyrosines-kinases qui agit sur la splénomégalie myéloïde.
1 Ce médicament est indiqué dans le traitement de la fibromyalgie.
2 Jakavi doit être arrêté si le taux de plaquettes est < 50 000/mm3 ou si le taux de neutrophiles est < 500/mm3.
3 Jusqu’à stabilisation de la dose de Jakavi, la surveillance hématologique (NFS et plaquettes) est à répéter toutes les 2 semaines pendant un mois, puis toutes les 6 semaines.
Réponses 1 : faux, Jakavi est indiqué dans le traitement de la myélofibrose primitive ou secondaire ; 2 : vrai ; 3 : faux, après le premier mois de traitement, la surveillance est répétée toutes les 2 à 4 semaines. Elle sera renouvelée à chaque changement de posologie ou lorsque l’état clinique du patient l’impose.
D’après Le Moniteur n° 2995 du 24 août 2013
CAPRELSA
Ordonnance
Pourriez-vous délivrer cette ordonnance ?
Oui, mais seulement pour un mois car une nouvelle ordonnance est nécessaire à chaque délivrance. Mme T. devra donc revoir son médecin d’ici un mois. Caprelsa est prescrit en cas de cancer médullaire de la thyroïde avancé métastatique ou non opérable. Pour faciliter sa prise, le comprimé peut être dispersé (en 10 min environ) dans un demi-verre d’eau non gazeuse, sans l’écraser. La solution est à boire tout de suite. Le résidu sera à nouveau mélangé avec un demi-verre d’eau et bu immédiatement.
D’après Le Moniteur n° 2996 du 31 août 2013
ESMYA
Vrai ou faux ?
1 Esmya, qui renferme de l’ulipristal comme EllaOne, est indiqué comme contraceptif.
2 Il peut être prescrit pour une durée maximale de 6 mois.
3 Le traitement doit être initié le premier jour du cycle menstruel.
4 L’utilisation d’un progestatif pendant le traitement et pendant les 12 jours qui suivent l’arrêt n’est pas recommandée.
Réponses 1 : faux, Esmya est indiqué dans le traitement préopératoire des fibromes utérins ; 2 : faux, la durée maximale de traitement est de 3 mois ; 3 : faux, le traitement peut être initié durant toute la première semaine du cycle ; 4 : vrai.
DICLOFÉNAC
Dans quels cas le diclofénac par voie systémique est-il nouvellement contre-indiqué ?
a Insuffisance cardiaque congestive.
b Cardiopathie ischémique.
c Hypertension artérielle.
d Maladie vasculaire cérébrale.
e Artériopathie périphérique.
Réponses : a, b, d et e. En cas d’hypertension, le traitement pourra être instauré après évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
D’après Le Moniteur Formation n° 2997 du 7 septembre 2013
LE CANCER DE LA PROSTATE
Ordonnance
Quels conseils lui donnez-vous ?
Non, l’injection d’Enantone LP ne doit être pratiquée que 15 jours à 3 semaines après le traitement par Eulexine. Cet antiandrogène non stéroïdien est destiné à prévenir l’effet « flare-up » de la première injection d’Enantone (phase initiale de stimulation androgène). Le traitement par Eulexine n’est poursuivi qu’un mois après la première injection d’Enantone.
CAS 1
1. M. B. souffre d’un cancer de la prostate et débute une hormonothérapie par Zoladex 3,6 mg (goséréline, analogue de la LH-RH). Quel va être le rythme des injections ?
a Un implant toutes les 4 semaines.
b Un implant toutes les 12 semaines.
c Un implant tous les 6 mois.
2. Quels sont les effets indésirables fréquents sous Zoladex ?
a Des bouffées de chaleur.
b Des troubles de la vision.
c Des troubles de l’humeur.
3. Trois mois plus tard, M. B. se plaint d’impuissance. Y a-t-il un traitement possible ?
a Oui, par inhibiteur de la phosphodiestérase ou injections intracaverneuses d’alprostadil.
b Non, ces produits sont contre-indiqués en cas de traitement par Zoladex.
Réponses 1 : a. Il existe un dosage à 10,8 mg qui s’injecte toutes les 12 semaines ; 2 : a et c. La suppression androgène est à l’origine de nombreux effets indésirables dont des bouffées de chaleur, un ralentissement cognitif ou des troubles de l’humeur, qui doivent alerter l’entourage ; 3 : a. L’impuissance est un autre effet indésirable du traitement par Zoladex.
CAS 2
1. M. A. débute un traitement par Zytiga (abiratérone) en plus du traitement par Eligard 22,5 mg (analogue de la LH-RH), qu’il prend déjà. Le médecin a mentionné la prise de 4 comprimés par jour associés à 10 mg par jour de prednisone. Cette ordonnance pose-t-elle problème ?
a Oui, Zytiga ne doit pas être associé à un analogue de la LH-RH.
b Oui, car l’association de Zytiga à une corticothérapie est contre-indiquée.
c Non, elle peut être délivrée telle quelle.
2. Vous vérifiez qu’une surveillance clinique et biologique a bien été instaurée car ce médicament peut induire :
a Une HTA.
b Un diabète.
c Une rétention sodée.
d Une hypokaliémie.
3. Vous expliquez au patient que la prise des 4 comprimés de Zytiga doit s’effectuer :
a Le matin à jeun.
b En deux prises matin et soir après le repas.
c 2 heures après un repas, sans manger dans l’heure qui suit.
Réponses 1 : c. Zytiga doit bien être prescrit en association à la prednisone ou à la prednisolone et le traitement par LH-RH doit bien être poursuivi ; 2 : a, c, d. Tension artérielle, kaliémie et rétention hydrique (prise de poids, œdèmes) doivent être surveillées durant le traitement ; 3 : c. L’administration s’effectue en une prise 2 heures après un repas, sans manger dans l’heure qui suit.
L’avantage de la radiothérapie par rapport aux traitements par hormonothérapie est qu’elle n’entraîne pas d’impuissance. Vrai ou faux ?
C’est faux. La radiothérapie entraîne fréquemment une impuissance (50 % à 5 ans), des cystites et rectites radiques, et moins fréquemment une incontinence urinaire (5 %).
D’après Le Moniteur n° 2997 du 7 septembre 2013
SORIATANE
1. Soriatane contient :
a Un rétinoïde.
b Un antiépileptique.
c Un antinéoplasique.
2. Il nécessite la réalisation d’un test de grossesse :
a Dans les 7 jours qui précèdent chaque prescription mensuelle puis 6 mois après l’arrêt du traitement.
b Dans les 3 jours qui précèdent chaque prescription mensuelle.
c Dans les 3 jours qui précèdent chaque prescription mensuelle puis 2 mois après l’arrêt du traitement.
Réponses 1 : a ; 2 : c. Les grossesses sont contre-indiquées pendant 2 ans après la fin du traitement
D’après Le Moniteur Formation n° 2998 du 14 septembre 2013
LES MEDICAMENTS D’URONÉPHROLOGIE
Ordonnance
Pourriez-vous délivrer cette ordonnance ?
Non, cette éruption survenue après l’instauration d’un traitement par allopurinol doit faire suspecter une origine iatrogène. L’allopurinol peut induire des syndromes de Lyell, de Stevens-Johnson ou d’hypersensibilité généralisée potentiellement fatals. Le pharmacien préconise l’arrêt immédiat de l’allopurinol et une consultation en urgence.
Vrai ou faux ?
Ces conseils hygiénodiététiques sont adaptés à l’insuffisant rénalquelque soit le stade :
1 Boire 2,5 l/jour.
2 Limiter les apports en sodium.
3 Augmenter les apports en phosphore (sardine, comté…).
4 Limiter les apports protidiques.
5 Arrêter le tabac.
Réponses 1 : faux, le patient insuffisant rénal ne doit pas boire de façon excessive (1,5 à 2 l /j au maximum hors cas de dialyse) ; 2 : vrai ; 3 : faux, les apports en phosphore doivent être limités ; 4 et 5 : vrai.
Peut-on écraser un comprimé de Zoxan pour en faciliter la prise ?
Non, les comprimés doivent être avalés entiers, sans être croqués ni écrasés. Zoxan est commercialisé sous forme d’une matrice inerte libérant la doxazosine de façon contrôlée. Pour ne pas perdre le bénéfice de cette forme galénique et assurer l’effet prolongé, Zoxan ne doit pas être écrasé.
LE + INFO
La matrice du comprimé de Zoxan peut être retrouvée dans les selles car elle est non résorbable.
Vrai ou faux ?
Ces médicaments sont susceptibles d’altérer la fonction rénale :
1 AINS.
2 IEC.
3 Diurétiques.
4 Interférons.
5 Allopurinol.
Réponses 1, 2, 3 et 4 : vrai ; 5 : faux.
CAS 1
Madame V. vous présente une ordonnance d’oxybutynine 5 mg/j pour sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et traitée par donépézil 10 mg/j. Les problèmes d’incontinence de sa mère se sont aggravés et son médecin généraliste lui a fait cette prescription. La lui délivrez-vous ?
a Oui, il n’y a aucun problème à délivrer.
b Non, il existe une interaction entre donépézil et oxybutynine.
Réponses : b. L’oxybutynine exerce des effets anticholinergiques au niveau du système nerveux central (confusion, délire). Or, le donépézil est un anticholinestérasique. Leur association est illogique et est classée en précaution d’emploi. Le pharmacien contacte le médecin pour remplacer l’oxybutynine par Urispas (flaxovate).
D’après Le Moniteur n° 2998 du 14 septembre 2013
Vrai ou faux ?
XALKORI :
1 Xalkori (crizotinib), indiqué dans le traitement de certains cancers du poumon non à petites cellules avancés est prescrit en première intention.
2 Sa posologie usuelle est de 250 mg deux fois par jour.
3 Un bilan hépatique doit être fait 2 fois par mois durant tout le traitement.
4 Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au moins 90 jours après l’arrêt.
Réponses 1 : faux, Xalkori est indiqué chez les patients ayant déjà reçu au moins un traitement du cancer du poumon ; 2 : vrai ; 3 : faux, le bilan doit être réalisé 2 fois par mois au cours des 2 premiers mois puis 1 fois par mois si nécessaire ; 4 : vrai.
D’après Le Moniteur Formation n° 2999 du 21 septembre 2013
VOIE PARENTÉRALE
Quelles sont les caractéristiques à relier ?
1 Une aiguille Luer-lock
2 Une aiguille Luer
3 Un embout excentré
4 La gauge
5 Une seringue à tuberculine
6 Une aiguille de Huber
7 Un perfuseur stérile non réutilisable
a Se fixe par emboîtement sur une seringue.
b Est destinée aux injections ou prélèvements dans une chambre à cathéter implantable.
c Est une unité de mesure inversement proportionnelle au diamètre de l’aiguille.
d Permet d’aborder la veine de façon tangentielle.
e Possède un pas de vis pour se fixer sur une seringue ou une tubulure.
f Est pris(e) en charge par l’assurance maladie à hauteur de 2,03 euros.
g Est graduée au 1/100 de ml.
Réponses 1 : e ; 2 : a ; 3 : d ; 4 : c ; 5 : g ; 6 : b ; 7 : f.
CAS 2
1. Mme C. possède une chambre à cathéter implantable (CCI) pour ses cures de chimiothérapie. Son mari vient chercher du matériel pour la perfusion de ce soir, mais il ne sait pas ce dont l’infirmière a besoin.
a Vous délivrez une aiguille de Huber de type I 20 G, un flacon de sérum physiologique et une boîte de compresses 10 x 10 non tissées.
b Vous délivrez un set de pose pour CCI, une aiguille de Huber de type II 22 G et un set de rinçage/héparinisation.
2. Mme C. se demande si l’infirmière a un antiseptique pour nettoyer la peau.
a Vous lui délivrez de la chlorhexidine aqueuse.
b Vous lui délivrez de la chlorhexidine alcoolique.
Réponses 1 : b. Il est préférable de délivrer des sets pour la pose de la perfusion et le rinçage de la CCI. Ils contiennent tout le matériel nécessaire aux soins. Pour l’aiguille de Huber, il est préférable de la délivrer à part en tenant compte des caractéristiques du patient et du soluté à perfuser. A défaut, choisir une aiguille de 22 G est moins traumatisant pour la chambre et la peau du patient. Les seringues utilisées sur les CCI doivent avoir un volume minimum de 10 ml pour éviter les surpressions ; 2 : b. L’antisepsie de la peau est essentielle pour éviter les complications. La chlorhexidine aqueuse n’est pas indiquée dans l’antisepsie de la peau pour la pose de voies veineuses. En cas d’irritation cutanée, utiliser de la polyvidone iodée aqueuse.
D’après Le Moniteur n° 2999 du 21 septembre 2013
Vrai ou faux ?
Concernant le spray Humer nez très bouché et sinusites :
1 Il contient une solution d’eau de mer hypotonique additionnée d’extraits de plantes tanniques.
2 Il ne doit pas être utilisé avant 12 ans.
3 Il s’administre à raison de une pulvérisation dans chaque narine au maximum 5 fois par jour.
4 Les pulvérisations peuvent entraîner un fort écoulement nasal dans les 20 minutes qui suivent l’administration.
Réponses 1 : faux, il s’agit d’une solution hypertonique (et non hypotonique) de glycérol (et non d’eau de mer), effectivement additionnée d’extrait de plantes tanniques ; 2 : vrai ; 3 : faux, la posologie est de une pulvérisation dans chaque narine au maximum 3 fois par jour ; 4 : vrai.
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