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Syndrome des jambes sans repos
Quels sont les symptômes ?
• Le patient ressent des sensations désagréables au niveau des jambes, des pieds ou même des bras, parfois douloureuses (brûlure, décharge électrique, fourmillement, engourdissement). Il ressent le besoin impérieux de bouger les jambes, de prendre une douche froide ou de se frotter les jambes pour être soulagé.
• Ces sensations apparaissent au repos. Elles sont plus importantes le soir ou la nuit mais peuvent aussi survenir dans la journée en cas d’immobilisation prolongée. Elles disparaissent en général en marchant ou en s’étirant mais réapparaissent au repos. Dans 80 % des cas, elles s’accompagnent de mouvements périodiques des jambes non ressentis par le patient durant le sommeil.
• Le syndrome des jambes sans repos, encore appelé « impatiences », pourrait toucher 8 % de la population, surtout après 50 ans.
• Le sommeil du patient est affecté (insomnie majeure avec difficultés d’endormissement et/ou réveils nocturnes), altérant la qualité de vie sociale et professionnelle. Les activités quotidiennes sont également perturbées : difficultés à effectuer de longs trajets, à rester assis longuement (spectacle…).
• La maladie n’entraîne pas de complications graves de type neurologique ni de handicap véritable.
Quelle en est l’étiologie ?
• Un déficit en dopamine, une carence martiale ou un dysfonctionnement du système opioïde sembleraient incriminés.
• Parmi les facteurs de risque, on retrouve la grossesse, l’insuffisance rénale, la polyarthrite rhumatoïde et le diabète. Un antécédent familial est retrouvé également dans 1 cas sur 2.
• Des médicaments pourraient aussi en être responsables : antidépresseurs, phénytoïne, diurétiques, neuroleptiques, bêtabloquants, inhibiteurs calciques, antihistaminiques, certains antiémétiques…
Comment se fait le diagnostic ?
• L’interrogatoire permet d’écarter d’autres causes de gêne au niveau des jambes.
• L’examen neurologique sert à éliminer une neuropathie périphérique ou une maladie de Parkinson.
• Les examens complémentaires : examen biologique (recherche de la ferritine et dosage du fer systématiques) et l’exploration du sommeil (non systématique).
Quel est le traitement ?
• Mesures hygiénodiététiques et arrêt des médicaments suspectés.
• Supplémentation en fer en cas de carence.
• Traitement médicamenteux si nécessaire. Trois agonistes dopaminergiques possèdent une AMM : ropinirole, pramipexole, rotigotine. S’ils sont contre-indiqués, des antiépileptiques (hors AMM) sont proposés : le clonazépam principalement, parfois la gabapentine. Des opiacés (tramadol, codéine) peuvent être utilisés en association ou seuls pour soulager les douleurs importantes.
CONSEILS HYGIÉNODIÉTÉTIQUES
• Augmenter l’activité physique.
• Diminuer les excitants (thé, café, alcool) et le tabac qui aggravent la maladie.
• Pratiquer des activités nécessitant une concentration intellectuelle au moment du coucher pour s’occuper l’esprit.
• Un massage des jambes ou l’application de chaud ou de froid peuvent améliorer les symptômes.
Sources : « Syndrome des jambes sans repos », Monaca C., « La Revue du praticien » (fiche pratique), 10 novembre 2009, tome 23, n° 829 ; « Syndrome des jambes sans repos : un diagnostic souvent méconnu », Azulay J.-P., « La Revue du praticien », tome 19, 18 décembre 2007, n° 702-703, pp. 935-937 ; « Les jambes sans repos. Désagréables mais sans complication », « Prescrire », juillet-août 2006, tome 26, n° 274, pp. 516-520.
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