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Résistances bactériennes : Les antibiotiques, c’est encore une fois pas automatique !

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Publié le 22 octobre 2005
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On ne change pas une formule qui marche. L’Assurance maladie renouvelle a partir du 22 octobre sa campagne « Les antibiotiques, c’est pas automatique ». Depuis 2002, année de son lancement, la consommation d’antibiotiques a diminué de 12,8 %. Les enfants, cible prioritaire dans la lutte contre les résistances bactériennes, bénéficient du recul le plus fort (- 26,1 % chez les 6-15 ans et – 14,8 % chez les 0-6 ans). Au total, ce sont plus de 11,6 millions de traitement inutiles qui ont été ainsi évités au cours des trois derniers hivers, pour une économie de 375 millions d’euros.

Selon un sondage réalisé par Ipsos, les idées reçues sur les antibiotiques reculent significativement. Par exemple, les Français ne sont plus que 39 % à croire que les antibiotiques permettent de guérir plus vite contre 64 % en 2002. Mais il reste encore quelques lacunes. Un sur deux croit encore que les antibiotiques sont efficaces dans certains cas pour soigner une rhinopharyngite et 41 % ignorent toujours la différence entre bactéries et virus. D’où la nécessité de relancer la campagne.

Elle sera composée d’un spot télé visant à entretenir la mobilisation des patients, et de six spots radio devant enrichir leurs connaissances et soulignant notamment le risque lié au développement des résistances. Deux guides d’information seront aussi distribués auprès des professionnels de santé et dans les officines. Profitant de son succès sur les antibiotiques, la CNAM souhaite élargir le débat sur le bon usage du médicament en général mais n’a pas précisé les actions qu’elle entendait mener sur ce sujet.

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