Que penser de l’utilisation du safran dans les manifestations dépressives ?

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Publié le 11 septembre 2010
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RÉPONSE. Le safran sous forme de stigmate est utilisé dans la tradition orale persane comme antidépresseur. En 2004 et en 2005, des études précliniques iraniennes portant sur des cohortes de 30 à 40 personnes ont montré son intérêt dans la prise en charge de la dépression légère à modérée (études versus placebo, versus imipramine et versus fluoxétine) avec des extraits titrés apportant 0,6 mg par jour de safranal (un des principes actifs du safran). Ces études ont été publiées dans des revues internationales. Le safran est considéré comme un psychostimulant inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la sérotonine. Le safran est commercialisé comme complément alimentaire dans la déprime, le cafard, la boulimie. En tant que médicament, le safran n’a pas d’indication dans la dépression mais uniquement en application locale dans les poussées dentaires douloureuses de l’enfant. En France et ailleurs en Europe, c’est d’abord une épice qui facilite la digestion, mais dont on évite d’abuser en raison de son coût.

Sources : plusieurs études scientifiques parues dans des revues entre 2004 et 2007 (bibliographie complète sur demande au « Moniteur »)

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