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Progression de l’antibiorésistance
A travers une étude sur l’évolution des résistances du gonocoque aux antibiotiques en France entre 2001 et 2012, publiée le 4 février dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, il est facile de comprendre pourquoi l’Institut de veille sanitaire s’inquiète de l’émergence des souches de gonocoques résistantes aux céphalosporines de 3e génération. Cette étude, qui s’appuie sur les données des réseaux RésIST (cliniciens) et Rénago (laboratoires volontaires collectant des données épidémiologiques), montre que si la proportion de souches résistantes au céfixime reste encore modérée, elle a tout de même quadruplé entre 2011 et 2012, passant de 0,7 % à 3 %.
De plus, pour la première fois en 2010, des résistances à la ceftriaxone ont été identifiées et la proportion de souches présentant une sensibilité abaissée à cette molécule augmente nettement depuis. Ce qui est extrêmement fâcheux, car les résistances au céfixime et à la ceftriaxone pourraient aboutir à moyen terme à une impasse thérapeutique. D’autant que, dans le même temps, la proportion de souches résistantes à la tétracycline est passée de 29 % en 2001 à 56 % en 2012. Les résistances à la ciprofloxacine sont quant à elles passées de 14 % à plus de 40 % depuis 2006.
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