Prise en charge du diabète : les « épiciers » vous saluent bien

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Publié le 17 janvier 2009
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L’enquête « Vigi-Diabète » a donné la parole à 200 pharmaciens et 1 500 diabétiques. On apprend que les pharmaciens offrent leur soutien psychologique à près d’un tiers des patients. Des patients qu’ils jugent fidèles, à l’écoute, rassurés et… très informés. Les diabétiques sont 88 % à juger leur pharmacie accueillante et chaleureuse, 60 % l’équipe disponible. 58 % disent y trouver conseils et explications. Beaucoup de pharmaciens ont le réflexe « autosurveillance glycémique ». Cela signifie qu’ils insistent sur ce point (plus de 60 %) en vue de surveiller et d’adapter le traitement et/ou les règles hygiénodiététiques si nécessaire.

Les officinaux veulent s’impliquer encore plus

Sans surprise, l’équipe officinale est l’interlocuteur numéro un au moment du choix du lecteur de glycémie. Au jeu des questions techniques, du mode d’emploi, le pharmacien écrase les autres professionnels de santé. Il est sollicité 8 fois sur 10. Mais les confrères sont prêts à faire encore plus. 66 % sont partants pour intégrer un réseau de soins et proposer des entretiens thérapeutiques aux diabétiques potentiellement à risque. 60 % d’entre eux envisagent même de mettre en place un corner « diabète ». Voilà une préoccupation qui se révèle en phase avec les attentes des patients eux-mêmes puisque 61 % aimeraient recevoir à l’officine des conseils diététiques sur mesure et un tiers demandent que l’intérêt de l’autosurveillance glycémique soit encore mieux expliqué.

De quoi donner des regrets à l’AFD, très critique à l’encontre de la profession (voir Le Moniteur du 10.1.2009)…

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