Ménopause : Les femmes sous THS en proie à l’inquiétude

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Publié le 15 novembre 2003
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Plus d’une Française sur cinq a abandonné son THS (1) depuis la publication de l’étude « Women’s health initiative » (WHI) qui a confirmé notamment l’augmentation des cancers du sein et surtout dévoilé celle du risque cardiovasculaire sous THS. Plus inquiétant pour les gynécologues, près d’un quart des femmes ayant arrêté leur traitement les consultent moins souvent, d’où une diminution des dépistages. Les résultats de l’enquête seront détaillés lors des 24e Journées de l’Association française pour l’étude de la ménopause (AFEM). Ces journées (27 au 29 novembre, Paris) seront également l’occasion d’évoquer à nouveau les résultats assez controversés des études récentes sur le THS. L’AFEM propose d’en débattre avec les patientes au cours d’une table ronde (2).

La ménopause concerne plus de 10 millions de Françaises qui s’interrogent sur la durée de traitement « idéale » c’est-à-dire à risque minimal. A ce propos le Dr Rozenbaum, président de l’association, s’interdit de donner un chiffre standard. L’AFEM recommande d’instaurer le THS à la dose minimale efficace, de le poursuivre tant que persistent les symptômes et de réévaluer régulièrement son intérêt au cas par cas. Si toutes les femmes n’ont pas besoin d’être traitées pour ce phénomène physiologique, le Dr Tamborini, secrétaire général adjoint de l’AFEM, rappelle que 75 % d’entre elles souffrent de bouffées de chaleur, pendant plus de cinq ans dans la moitié des cas.

(1) Selon une enquête menée auprès de plus de 2 000 femmes par la SOFRES.

(2) 29 novembre, hôtel Méridien Montparnasse, Paris.

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