Ménopause : L’Afssaps va toiletter ses recommandations sur le THS

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Publié le 17 juin 2006
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La décision de l’Afssaps de redonner bientôt des recommandations sur le THS tient aux résultats des deux études épidémiologiques françaises (« E3N » et « Esther ») qui complètent ceux des études « WHI » (américaine) et « MWS » (anglaise). D’après l’étude « E3N » menée par l’INSERM, il n’y aurait pas d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes traitées par l’association estrogènes percutanés et progestérone naturelle. L’étude « Esther » (publiée en 2003 dans The Lancet) montre que les estrogènes par voie cutanée, contrairement à la voie orale, ne majorent pas le risque de thrombose veineuse.

Cependant, il ne faut pas s’attendre à un changement radical de l’Afssaps. Anne Castot, chef du département « Bon usage du médicament », l’a annoncé lors d’un colloque organisé par la revue industrielle Pharmaceutiques sur les traitements de la ménopause en 2006 : « Nous considérons le niveau de preuve des études françaises insuffisant pour faire évoluer nos recommandations de 2004. Mais nous disons clairement qu’on ne peut désormais plus ne pas en tenir compte dans la décision du choix thérapeutique. » Le traitement à dose minima, la réévaluation annuelle et la prescription en seconde intention dans la prévention ostéoporotique resteront donc de mise.

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