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© Lévothyroxine : présence de traces métalliques dans les médicaments - Anne-Hélène Collin
Lévothyroxine : présence de traces métalliques dans les médicaments ou pas ?
Alors que l’association française des malades de la thyroïde s’est émue, mercredi 2 mai, de la présence de nanoparticules, « notamment des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium et ferrochrome-aluminium » dans la nouvelle formule de Levothyrox, le laboratoire Merck KGaA s’est aussitôt défendu. Pharmacien responsable chez Merck, Valérie Leto a indiqué : « Nous démentons formellement la présence de ‘nanoparticules’ ou de n’importe quels ‘débris d’acier’ dans notre médicament et ce qu’il s’agisse de l’ancienne ou de la nouvelle formule de Levothyrox ».
De son côté, la Direction générale de la santé (DGS) a indiqué dans un communiqué, à l’issue du 4e comité de suivi des médicaments à base de lévothyroxine, qu’une analyse réalisée en janvier 2018 sur les différentes spécialités à base de lévothyroxine a montré la présence de métaux à l’état de traces dans les tous les médicaments analysés dont Euthyrox (ancienne formule de Levothyrox). Dans son communiqué, elle précise d’ailleurs que « la présence de traces métalliques dans des produits de santé ne représente pas en soi un défaut de qualité ni un risque pour la santé dans la mesure où les concentrations sont inférieures aux seuils de sécurités établis par la communauté scientifique au plan international pour les médicaments ». Sans toutefois aborder le sujet des nanoparticules.
La DGS a également communiqué de nouveaux chiffres de consommation. Ainsi, au cours du dernier trimestre de l’année 2017, 472 380 patients (soit 15,5 % des patients sous lévothyroxine) ont été traités par une des alternatives à Levothyrox mises à disposition à partir d’octobre 2017 (L-Thyroxin Henning, Euthyrox ou Thyrofix). Les nouveaux patients ayant débuté un traitement sous lévothyroxine au cours de cette période (90 044 patients) ont été 83 % à utiliser la nouvelle formule de Levothyrox.
Au delà de ces données épidémiologiques, la DGS a également rappelé que l’ensemble des spécialités étaient soumises à prescription médicale obligatoire. Elles ne peuvent donc pas faire l’objet d’une activité de commerce électronique. La DGS souligne en outre qu’un approvisionnement en ligne présente des risques pour la santé et la sécurité des patients.
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