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Les traitements antirétroviraux majorent le risque d’infarctus
Ce n’est pas discutable. Le nombre de cas de sida avéré et la mortalité due à la maladie ont considérablement chuté depuis l’arrivée des antiprotéases. Mais il est bien connu que toute médaille a son revers. Outre la perturbation de la silhouette due à des anomalies de répartition des masses graisseuses (les fameuses lipodystrophies), il apparaît aujourd’hui que le risque d’infarctus du myocarde est presque triplé après 30 mois de multithérapie antirétrovirale faisant appel à une antiprotéase. Ce risque cardiovasculaire est associé aux fréquentes complications métaboliques liées aux traitements : augmentation des taux de triglycérides et de cholestérol, résistance à l’insuline.
Une étude de l’Agence nationale de recherches sur le sida réalisée sur des hommes infectés par le VIH, suivis entre 1996 et 1999 (soit 48 000 patients par an), a mis en évidence 60 cas d’infarctus du myocarde dont 49 chez des patients sous inhibiteur de protéase.
La comparaison avec la population générale montre que le risque augmente au fur et à mesure de la durée de prise des inhibiteurs de protéase. Multiplié par 1,5 pour un traitement instauré depuis 18 à 30 mois, il passe à 2,9 au-delà.
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