Les officinaux manquent de mordant en matière de conseil buccodentaire

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Publié le 23 février 2008
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Ce n’est pas une révélation, les Français n’aiment pas aller chez le dentiste. Selon la cinquième vague de l’enquête nationale Cap’ Prévention réalisée par les laboratoires Zydus, le chirurgien-dentiste est consulté une fois dans l’année par seulement 45 % des patients, et une fois tous les deux ans par 27 % d’entre eux. C’est peu. Vraiment trop peu. Peut-être estiment-ils être exemplaires dans les gestes de prévention.

Deux tiers des parents incitent leur progéniture âgée de 1 à 3 ans à se brosser les dents. Les adultes sont également soucieux d’hygiène buccodentaire pour eux-mêmes : près de 80 % déclarent se brosser les dents après les repas, 75 % se disent conscients des mauvais effets du tabac et affirment connaître les bons mouvements du brossage.

Le dilemme de la brosse

S’ils ont peur du dentiste, les Français sont beaucoup moins effrayés à l’idée de franchir la porte de l’officine, laquelle reste le premier lieu d’achat de brosses à dents spécifiques pour enfants (dans 64 % des cas). Si la GMS garde la main sur les ventes de dentifrices, la pharmacie ne perd pas pour autant pied puisqu’elle reste choisie par 41 % des Français. Elle détient même l’exclusivité de cet achat pour 34 % d’entre eux.

Lorsqu’il s’agit d’acheter un dentifrice, seulement un patient sur cinq demande conseil à son pharmacien et, parmi les utilisateurs de bains de bouche, la proportion est encore plus faible (13 %). Le taux grimpe quand même avec les adeptes des jets dentaires (38 %). En revanche, choisir seul le bon modèle de brosse à dents peut s’avérer un problème. Seulement 38 % des patients peuvent se passer du conseil du pharmacien pour choisir entre une brosse souple ou extrasouple.

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