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Les décès liés au virus A(H1N1) sont-ils toujours liés à d’autres facteurs de risque ?

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Publié le 29 août 2009
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Une étude de l’INVS qui vient d’être publiée analyse 574 décès associés au virus documentés par les autorités sanitaires de 26 pays jusqu’à la mi-juillet. Elle relève que 27 % des jeunes enfants et 22 % des jeunes adultes décédés ne présentaient aucune autre maladie. Au-dessus de 20 ans, le diabète et l’obésité sont les facteurs de risque le plus souvent concomitants à ces décès, de même que la maternité. Les maladies respiratoires et cardiaques se retrouvent chez 19 % des 0-19 ans décédés, 35 % des 20-49 ans et 40 % des plus de 50 ans. Les maladies du foie, des reins et l’obésité sont le plus fréquemment notées chez les adultes (32 % des cas fatals de plus de 50 ans, 20,7 % des 20-49 ans et 11,7 % des enfants), un déficit immunitaire se retrouvant dans 9 à 11 % des décès. Les facteurs de risque sont donc globalement les mêmes que dans la grippe saisonnière. Avec un biais récurrent : les décès associés à une autre maladie sont souvent mieux renseignés.

Par ailleurs, si les cas sont moindres chez les personnes âgées, le taux de mortalité y est plus important (6 % selon cette étude) que dans le reste de la population (0,4 % estimé à la mi-juillet). Mais ce taux est soumis à maints aléas, notamment la fin du recensement des cas individuels et le manque d’informations (inexistence de données africaines ou russes, par exemple). A l’opposé, la mortalité est souvent surévaluée en début d’épidémie (décès prématuré des plus fragiles).

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