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Le virus Zika
Le virus Zika circule actuellement dans les départements français d’Amérique (Martinique et Guyane principalement). Des cas d’importation ont été signalés en Europe. Il n’est pas exclu qu’il apparaisse en France métropolitaine, son vecteur, le moustique tigre, étant déjà présent sur une partie du territoire.
De quoi s’agit-il ?
• L’infection est due à l’arbovirus Zika transmis par l’intermédiaire de piqûres de moustique (genre Aedes dont Aedes ægypti et Aedes albopictus : moustique tigre).
• A l’occasion d’une piqûre, le moustique se contamine par le sang de la personne infectée. Le virus se multiplie dans le moustique puis est réinjecté lors d’une nouvelle piqûre.
• La personne infectée est contaminante pour les moustiques durant 3 à 10 jours.
• Il n’y a pas a priori de transmission interhumaine. Cependant, des cas de transmission sexuelle potentielle ont été recensés.
Quels sont les symptômes ?
• L’infection se manifeste par une éruption cutanée (exanthème et prurit), avec ou sans fièvre.
• Fatigue, myalgies, arthralgies, conjonctivite, céphalée et douleur rétro-orbitaire peuvent compléter le tableau.
• 70 à 80 % des infections sont asymptomatiques.
• Alors que l’infection semble relativement bénigne, des complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré ont été décrites. Une vigilance renforcée est également recommandée au cours de la grossesse en raison de cas de microcéphalies et d’anomalies du développement cérébral intra-utérin observés chez le fœtus et le nouveau-né.
Comment fait-on le diagnostic ?
• Le diagnostic est difficile en raison des nombreuses arboviroses coexistantes se manifestant par des symptômes similaires dans les zones géographiques touchées (dengue et chikungunya, eux-mêmes transmis par le moustique tigre).
• Le diagnostic repose sur la recherche du génome du virus dans le sang et l’urine.
Quel est le traitement ?
• En l’absence de vaccin et de traitement spécifique, la prise en charge est exclusivement symptomatique. Elle comprend la prise de paracétamol et du repos.
• En revanche, il faut éviter les salicylés (aspirine) en raison du risque de saignement au cas où l’infection serait dûe au virus de la dengue.
• Devant des symptômes évocateurs, une consultation médicale est recommandée, particulièrement pour les femmes enceintes.
Quelles sont les mesures de prévention ?
• La prévention est à la fois individuelle et collective.
• Il est recommandé de porter des vêtements amples et longs, si possible imprégnés avec un insecticide pour tissu dans les zones de prolifération intense ou en cas de contre-indications aux répulsifs.
• Sur les zones de peau non couvertes, utiliser des répulsifs, principalement le matin et le soir.
• Protéger l’habitat à l’aide de moustiquaires, de diffuseurs électriques ou de bandeaux collants insecticides.
• La prévention passe aussi par la réduction des sources potentielles de gîtes larvaires.
• Il est recommandé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter tout voyage dans les zones touchées.
Sources : « Maladie à virus Zika », Aide-mémoire, OMS, janvier 2016, who.int/fr ; « Le virus Zika », Repères pour votre pratique, INPES, décembre 2015, inpes.sante.fr ; « Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2015 », Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 21-22, InVS, invs.sante.fr : Avis du Haut Comité de la santé publique du 28/7/2015, du 5/1/2016 et du 18/1/2016, hcsp.fr.
QUEL RÉPULSIF POUR LA FEMME ENCEINTE ?
• Sont utilisables chez la femme enceinte les répulsifs à base de DEET à concentration maximale de 30 % (Moustidose lotion répulsive zones infestées, Moustifluid zone à hauts risques…), d’IR3535 20 % au maximum (Moustifluid lotion zone tempérée, Apaisyl répulsif moustique…) et de KBR 3023 ou icaridine 20 % au maximum (Insect écran répulsif peau famille, Apaisyl répulsif moustique haute protection…).
• Trois applications au maximum du répulsif peuvent être effectuées par jour.
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