La France continue de grossir

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Publié le 21 novembre 2009
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Prévalence de l’obésité selon les régions

Désormais, en France, à peine un adulte sur deux peut être considéré comme ayant un poids normal. C’est le constat de l’étude épidémiologique Obépi (Roche-Sofres) qui mesure tous les trois ans depuis 1997 l’évolution de l’obésité et du surpoids – elle a depuis progressé de 8,5 % à 14,5 % et aucune catégorie (âge, sexe, région) n’est épargnée.

En France, 6,5 millions d’adultes sont obèses et près de 14,3 millions en surpoids. De génération en génération, on devient obèse de plus en plus tôt. Cela touche plus les femmes (15,1 %) que les hommes (13,9 %), mais le surpoids est plus une affaire d’homme que de femme (38,5 % vs 26 %). Les disparités socio-régionales se confirment : les régions Nord et Est ainsi que les populations aux revenus les plus modestes sont les plus touchées.

Hyperlipidémie, HTA et diabète au menu

Pour la première fois, l’enquête a également exploré la prévalence de l’obésité chez les sujets de plus de 65 ans et l’apparition d’obésité sévère chez les seniors. « Il est classique de considérer que la prévalence diminue avec l’âge puisque l’obésité est associée à une mortalité précoce », commente le Pr Arnaud Basdevant, membre du comité scientifique d’Obépi.

L’enquête montre également qu’il y a presque 2,5 fois plus de personnes traitées pour hypertension artérielle dans la population en surpoids et 4 fois plus chez les personnes obèses. De même, la prévalence de l’hyperlipidémie traitée est 2 fois plus élevée dans les populations en surpoids et presque 3 fois dans les populations obèses.

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Enfin, il y a 3 fois plus de diabète de type 2 en cas de surpoids et 7 fois plus en cas d’obésité. Et, pour un même IMC, de plus en plus de patients sont traités de façon simultanée pour ces trois risques !