Inexium Esoméprazole

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Publié le 27 avril 2002
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L’ésoméprazole, inhibiteur de la pompe à protons (IPP), n’est autre que l’isomère S de l’oméprazole. Son mécanisme d’action est analogue à celui des autres IPP, l’oméprazole (Mopral, Zoltum), le lansoprazole (Lanzor, Ogast), le pantoprazole (Eupantol, Inipomp) et le rabéprazole (Pariet). Il a des propriétés cinétiques et pharmacologiques que le racémique (Mopral) ne présente pas au même degré car l’isomère R est plus rapidement dégradé dans l’organisme : l’ésoméprazole entraîne de moindres variations de biodisponibilité, moins d’interactions avec le cytochrome P450, et a une rapidité d’action supérieure pour un profil d’effets indésirables identique.

L’ésoméprazole à 40 mg/j s’est avéré plus rapidement actif que l’oméprazole à 20 mg/j en attaque de l’oesophagite érosive par reflux : près de la moitié des patients sont soulagés du pyrosis dès le premier jour d’administration.

Une étude multicentrique, randomisée en double aveugle versus placebo, portant sur plus de 300 patients souffrant de reflux gastro-oesophagien symptomatique, prouve qu’une fois obtenue la résolution symptomatique initiale avec 20 mg/j d’Inexium sur 4 semaines, l’administration de 20 mg d’ésoméprazole selon la réapparition des symptômes permet le contrôle des récidives.

Pour l’ulcère duodénal à Helicobacter, la posologie est de 40 mg/j pendant une semaine (avec une antibiothérapie appropriée) contre un traitement de 4 semaines (dont une en association à une antibiothérapie) avec les autres IPP.

La rapidité d’installation des effets cliniques maximaux a permis à l’ésoméprazole d’obtenir une ASMR de niveau IV (amélioration mineure) versus l’oméprazole.

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Voir « Le Moniteur » n° 2439 du 6.4.2002.