Granocyte : plus «mobilisateur » que le filgrastim

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Publié le 18 septembre 2004
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Lénograstime

Synthétisé par les fibroblastes, le G-CSF (facteur de croissance de la lignée granulocytaire) est une cytokine glycoprotéique ayant un rôle fondamental dans l’homéostasie granulocytaire.

Le lénograstime est un G-CSF recombinant glycosylé de structure rigoureusement identique à la glycoprotéine humaine. Son activité biologique lui est superposable in vivo et in vitro. Après l’administration de cytotoxiques, l’atteinte granulocytaire est fréquente, dangereuse (risque infectieux) et ne peut être traitée par transfusion. La chute des neutrophiles s’observe entre J7 et J14 après la chimiothérapie et la récupération est obtenue en trois semaines au mieux hors traitement stimulant.

Le lénograstime mobilise plus puissamment les progéniteurs périphériques des polynucléaires (comparaison masse/masse) que le filgrastim (Neulasta, Neupogen). Il s’injecte tous les jours (150 µg/m2) comme Neupogen, Neulasta étant administré en une injection unique par cure. Il peut être prescrit à l’enfant.

Son administration réduit la durée des neutropénies (nombre absolu de neutrophiles circulants #lt; 1,5.109/l) qui passe à 0 jour contre 5 jours dans un protocole de traitement des sarcomes des tissus mous lors de protocoles cytotoxiques connus pour induire des neutropénies ou bénéficiaires d’une thérapie myélosuppressive suivie de transplantation médullaire. Granocyte permet de respecter les doses théoriques des cures successives d’anticancéreux ou de mettre en oeuvre des protocoles d’intensification de dose. La stimulation granulocytaire permet de réduire significativement l’impact thérapeutique des complications infectieuses iatrogènes : la réponse est temps- et dose-dépendante, avec une stimulation neutrophilique plus importante et prolongée lors d’une administration sous-cutanée. La tolérance du traitement est satisfaisante. Granocyte n’a pas d’ASMR mais l’Afssaps souligne que les facteurs de croissance G-CSF ont constitué, globalement, un progrès thérapeutique majeur.

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