Gare aux hépatopathies médicamenteuses !

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Publié le 6 avril 2002
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Les atteintes hépatiques médicamenteuses seraient vingt fois plus fréquentes que ce que constatent actuellement les centres régionaux de pharmacovigilance.

Une étude présentée lors des Journées francophones de pathologie digestive pointe du doigt la sous-notification de ces accidents iatrogènes. Menée dans la Nièvre entre novembre 1997 et novembre 2000, elle a recensé 56 nouveaux cas symptomatiques dont trois ont conduit à des décès. Huit déclarations sur dix concernaient des patients en ambulatoire.

En extrapolant ces résultats, plus de 8 000 cas d’atteintes hépatiques médicamenteuses surviendraient chaque année en France et 500 décès seraient à déplorer. Alors que le système de pharmacovigilance n’enregistre qu’environ 500 notifications annuelles.

Les médicaments en cause vont des psychotropes (19 % des cas) aux hypolipémiants (14 %) en passant par les antibiotiques (17 %).

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Les AINS sont également incriminés. « La plupart du temps, les atteintes hépatiques médicamenteuses étaient accidentelles », précise le Dr Alain Lemoine, coauteur de l’étude.